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24 janvier 2005

Texte

Sarinagara (éditions Gallimard)

Sarinagara - Philippe Forest

Auteur(s) Philippe Forest
Acteur(s) Bérangère Bonvoisin et Aurélien Recoing
Date Le 24 janvier 2005 (à 20h30)
Lieu Reid Hall (Columbia University Paris)

Le texte

Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d’un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu’il l’écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son seul enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dot il laisse la signification suspendue dans le vide.

L’énigme du mot sarinagara est l’objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l’art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l’inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière d’un quatrième roman qui interroge à son tour la manière dont un individu peut parfois espérer survivre à l’épreuve de vérité la plus déchirante.

Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l’art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d’être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d’enfant..

A travers le chemin de vie de trois artistes japonais - Issa, poète du début du XIXème, Soseki, romancier du début du XXème et Yosuke, le premier photographe à avoir témoigné des dégâts de la bombe atomique - Philippe Forest réfléchit sur la mémoire, l'oubli et le désir et nous fait partager l'une des expériences les plus douloureuses qui soit ; la perte d'un enfant.

"C'est comme ça toujours que tout commence : lorsque vient la certitude d'avoir touché le fond, d'en avoir fini pour de bon avec le fatigant commerce des pensées, des émotions, des sentiments et qu'il n'est plus possible de se vouer à rien sinon au vide en soi. J'en étais parvenu à ce point très précis de ma vie. A cela, il y avait toutes sortes de raisons dont j'avais déjà parlé dans mes livres, qui tenaient à la mort de notre fille et à l'entreprise sans espoir à laquelle je m'étais moi-même voué de rester infailliblement fidèle à une expérience dont j'aurais dû savoir depuis le début qu'elle ne pouvait conduire à rien de sensé. Ecrire avait été ma façon de partir, de disparaître en plein jour. Et j'avais réussi. J'avais réussi au-delà de toutes mes espérances. Nulle part n'existait plus où me figurer que ma vie m'attendait."

L'auteur

Né en 1962 à Paris, Philippe Forest est professeur de littérature à l’université de Nantes. Critique, il collabore aux revues Art Press et Rond-Point.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, c'est pourtant vers la littérature que se tourne Philippe Forest. Docteur ès Lettres, il enseigne durant sept années la littérature française dans les prestigieuses universités anglaises (Cambridge, Saint-Andrews...), aujourd'hui c'est de littérature comparée qu'il est aujourd'hui professeur à l'Université de Nantes.

Il est l'auteur de nombreux essais consacrés à la littérature et à l'histoire des avant-gardes (notamment Histoire de Tel Quel, Seuil, 1995). Il a déjà publié deux romans aux Éditions Gallimard, L'Enfant éternel (prix Femina du Premier Roman, 1997), Toute la nuit (1999) et un essai dans la collection « Art et artistes », Raymond Hains, uns romans (2004).

Voir aussi : Evène / Humanité Presse / Wikipedia / La République des lettres / Gallimard / Fabula

L'acteur

Comédienne, auteur et metteuse en scène pour le théâtre, le cinéma et la télévision.

Après une formation au Conservatoire Supérieur National Dramatique avec Antoine Vitez, Bérangère Bonvoisin joue au théâtre et au cinéma et signe de nombreuses mises en scène.

Voir aussi : Actrices de France / Allociné / Zelig / Théâtre Online


Après sa formation au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Aurélien Recoing a beaucoup travaillé avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot, dans des spectacles mémorables comme Le soulier de satin, Hernani, Hamlet, Tombeau pour 500.000 soldats, Britannicus, Faust.

Au théâtre, il a également travaillé avec Roger Planchon, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Denis Marleau, Marcel Maréchal, Philippe Lanton, Christophe Perton...

Il a signé la mise en scène de plusieurs spectacles, dont TDM3 de Didier-Georges Gabily, Les Femmes de Troie d'après Euripide et Sénèque, Faust de Pessoa, Tête d'Or de Claudel...

Au cinéma, il a tourné sous la direction de Philippe Garel, Andrrzej Zulawski, Francis Girod, Michel Deville, Laurence Ferreira Barbosa... En 2001, il a joué le rôle principal dans L'emploi du temps de Laurent Cantet, "Lion de l'Année" de la 58e Mostra de Venise. Il a également participé à de nombreux films pour la télévision.

Dès lors, cet acteur polymorphe et aguerri ne cesse de conjuguer talent et aventures de tous genres et tous formats.

Voir aussi : Allociné / Fluctuat.net / Evène / Cinéchronique / Paris tout court / Le Web de l'Humanité / Wikipedia

Nos documents

Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005 Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005 Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005

Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005 Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005 Lecture "Textes & Voix" du 24 janvier 2005 

(Photos Karine Portal)

31 janvier 2005

Texte

"L'accident originel" 
Rencontre avec Paul Virilio

Paul Virilio

Auteur(s) Paul Virilio
Acteur(s) Alain Libolt
Date Le 31 janvier 2005
Lieu En collaboration avec le Centre national du Théâtre
Maison des Cultures du Monde

Le texte

Quelques citations de Paul Virilio :

  • Garde-toi des idoles, marche, danse, écris et lis, mais surtout garde la parole, sinon ce sera demain le "silence des agneaux".
    Extrait d'un Entretien avec Christophe Grauwin - Déc. 1999-Janv. 2000
  • Exhibitionnisme et voyeurisme allant en se renforçant mutuellement, domine alors le fétichisme de l'image optiquement correcte, où le standard des apparences complète et parachève celui de l'opinion publique.
    Extrait d'un Entretien avec Christophe Grauwin - Déc. 1999-Janv. 2000
  • On se complaît à ne surtout pas envisager les dégâts du progrès.
    Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Mai 2001
  • Invitation à la lecture "Textes & Voix" du 31 janvier 2005Impossible de séparer vitalité et mortalité... à moins de vouloir créer de toutes pièces une génération de morts-vivants, de zombies, qui seraient aux sociétés futures ce que l'esclave était aux sociétés du passé.
    Extrait d'un Entretien avec Christophe Grauwin - Déc. 1999-Janv. 2000
  • Le silence devient une rareté et une dimension que nous risquons de perdre.
    Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Mai 2001
  • Celui qui se tait a tort ou qu'il l'admet d'office. Ne rien dire est devenu insupportable, vous êtes méprisé sans le savoir.
    Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Mai 2001

L'auteur

Né en 1932 à Paris, Paul Virilio, urbaniste et essayiste, spécialiste des questions stratégiques concernant les nouvelles technologies, est professeur émérite à l’Ecole spéciale d’Architecture.

Sociologue visionnaire, poète de la catastrophe, analyste de l'espace urbain, stratège de l'événement, Paul Virilio sonde, à travers une oeuvre composite, la modernité dans ses aspects les plus imparables.

Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : 

  • Bunker Archéologie : étude sur l’espace militaire européen de la Seconde Guerre mondiale, éd. CCI, 1975. 
  • L’Insécurité du territoire : essai sur la géopolitique contemporaine, éd. Stock, 1976, réédité en 1993 aux édtions Galilée 
  • Vitesse et Politique : essai de dromologie, éd. Galilée, 1977. 
  • Défense populaire et luttes écologiques, éd. Galilée, 1978. 
  • L’espace critique : essai sur l’urbanisme et les nouvelles technologies, éd. Christian Bourgois, 1984. 
  • L’Horizon négatif : essai de dromoscopie, éd. Galilée, 1985. 
  • La Machine de vision : essai sur les nouvelles techniques de représentation, éd. Galilée, 1988. 
  • L’Inertie polaire : essai sur le contrôle d’environnement, éd. Christian Bourgois, 1990. 
  • L’Écran du désert : chronique de guerre, éd. Galilée, 1991. 
  • La Bombe informatique : essai sur les conséquences du développement de l’informatique, éd. Galilée, 1998. 
  • L’Art à perte de vue, éd. Galilée, 2005. 
  • L’Université du Désastre, éd. Galilée, 2007. 

Il est également le concepteur de mémorables expositions, dont Bunker Archéologie, en 1975 au Musée des Arts décoratifs, Centre de Création Industrielle, le résultat de dix années d’étude de l’architecture militaire européenne. 

A la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, il a présenté Ce qui arrive, de décembre 2002 à mars 2003, et actuellement Terre Natale, Ailleurs commence ici, avec Raymond Depardon. 

Voir aussi : Le Monde Diplomatique / L'idée libertaire / Le Monde / Wikipedia

L'acteur

Alain Libolt est acteur de théâtre et de cinéma. 

Au théâtre il a travaillé avec, notamment, Patrice Chéreau (La Dispute), Roger Planchon (La Remise), Alfredo Arias, Jérôme Savary (Les Rustres), Luc Bondy (Terre étrangère), Jacques Lassalle (Le Misanthrope). 

Comédien, on a pu le voir notamment au cinéma dans Le Grand Meaulnes (1967) de Jean-Gabriel Albicocco, Bernie (1996) d'Albert Dupontel, Conte d'automne (1998) d'Eric Rohmer, L'Anglaise et le Duc (2001) d'Eric Rohmer, Petites coupures (2002) de Pascal Bonitzer... Récemment, il a joué en compagnie de Mathieu Amalric dans Les parallèles (2004) de Nicolas Saada. 

Il a également interprété de nombreux rôles pour la télévision.

Il a joué dernièrement dans Six personnages en quête d’auteur, de Pirandello, mis en scène par Emmanuel Demarcy-Motta, créé au Théâtre de la Ville à Paris et présenté au Théâtre des Bouffes du Nord et dans de nombreux théâtres de France en 2003.

Il a été aussi nominé pour le Molière du meilleur acteur, récompense méritée pour un comédien exceptionnel.

Associé depuis quelques années au travail du metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota à la Comédie de Reims, il a joué dans Six personnages en quête d’auteur, de Pirandello, Ma vie de chandelle, Le diable en partage et tout dernièrement Marcia Hesse de Fabrice Melquiot. 

Avec Didier Bezace, il a créé La version de Browning de Terence Rattigan, au Centre Dramatique d’Aubervilliers, à Paris et en région. Il a joué dans Filomena Marturano, d’Eduardo de Filippo, au Théâtre de l’Athénée à Paris. Il vient de jouer le rôle de Thomas Pollock Nageoire dans L’Echange de Claudel mis en scène par Yves Boonen au Théâtre de la Colline. 

Avec TEXTES & VOIX, Alain Libolt a lu des textes de Paul Virilio, Jean-Bertrand Pontalis, Guy Goffette, Yu Hua, Pierre Bergounioux, Michel Zink... 

Voir aussi : Théâtre Online / Allociné / Site perso / Marathon des Mots / Wikipedia

7 février 2005

Texte

Rencontre avec les auteurs

Centre National du Livre

Auteur(s) Cynthia Fleury et Olivier Germain-Thomas
Acteur(s) Michèle Foucher et Didier Sandre
Date Le 7 février 2005 (à 20h00)
Lieu Reid Hall (Columbia University Paris)
Spécificités Cycle « En compagnie du CNL : de l’écriture à la lecture... »
(Centre national du livre)

Le texte

Lecture d'extraits d'oeuvres diverses de Cynthia Fleury et Olivier Germain-Thomas.

Les auteurs

Née en 1974 à Paris, Cynthia Fleury, docteur en philosophie, chercheuse associée au Centre d’Histoire et de Philosophie moderne du CNRS, travaille depuis 1998 sur les platoniciens de Perse et les platoniciens de la Renaissance.

Auteur de Métaphysique de l’imagination, Mallarmé et la parole de l’Imâm aux éditions de l’Ecarts, Pretium doloris : l’accident comme souci de soi, aux éditions Pauvert, Dialoguer avec l’Orient : retour à la Renaissance et, en collaboration avec Charles Zarka, Difficile tolérance, aux éditions PUF, elle publie avec Jean-Luc Murracciole Manifeste pour une nouvelle école, aux éditions Little big man, en 2004. Auteur également de nombreux articles dans la presse et les revues philosophiques, elle est membre du comité de rédaction de la revue Cités (PUF) et co-rédactrice en chef de son Hors-Série.

En 2002, elle fonde le prix Philosophie, avec le soutien de Léo Scheer, Maren Sell et Thierry Verret, en partenariat avec la FNAC, le Centre Pompidou, France Culture et le Ministère de la culture et de la communication. Ce prix distingue la pensée critique d’un auteur qui fait du questionnement philosophique le haut lieu de l’exigence et du défi contemporains. 

Dans Dialoguer avec l’Orient, Cynthia Feury tente de renouer le dialogue, qui existait à la Renaissance, entre l’Occident et l’Orient.

Voir aussi : CNRS / Centre Pompidou / Humanité Presse / Elle.fr / Sciences en société


Né en 1943 à Brive, docteur en esthétique, Olivier Germain-Thomas est écrivain, éditeur et producteur d’émissions de radio et de télévision. En 1970, il est nommé Délégué général de l’Institut Charles de Gaulle, sous la présidence d’André Malraux, avant de se voir confier son administration. C’est en 1973 qu’il fonde le mensuel L’appel.

Depuis 1978, il a produit, dirigé ou créé diverses émissions sur France Culture telles que Agora, Subjectif, Tire ta langue, Rétro, et depuis 1995, For Intérieur. Il est l’auteur d’émissions de télévision pour Arte et France 3 : Simone Weil, Jean Grosjean, Les aventuriers de l’esprit, Mishima, Portraits croisés : De Gaulle – Malraux, Soirée Le retour du sacré, Portrait Le Clézio…

Il est également directeur de la collection « Chemins d’éternité » axée sur des figures phares des spiritualités du monde, aux éditions Pygmalions. Il est l’auteur d’une quinzaine de romans, récits et essais concernant l’Orient. Aux éditions Albin Michel, il a publié neuf titres dont Soleils de Cendre, L’amour est assez grand seigneur (Prix des créateurs), Retour à Bénarès, La tentation des Indes, Bouddha terre ouverte (Grand Prix catholique de la littérature), Le village des serpents, En chemin vers le Bouddha, La France en paroles et Mandalas. Il a publié deux ouvrages aux éditions Flammarion Princesse non identifiée et Au cœur de l’enfance – Préhistoire (Prix Valery Larbaud) et trois titres aux éditions du Rocher : Marion ou le corps enseignant, La traversée de la Chine à la vitesse du printemps et Mosaïque du feu.

Dans La traversée de la Chine à la vitesse du printemps, Olivier Germain-Thomas fait le récit de sa traversée de la Chine dans le cadre d’un voyage qu’il a effectué de Bénarès à Kyôto. A la découverte de la culture et de la spiritualité chinoises, il raconte ses rencontres, ses promenades dans les jardins, dans les villes modernes, les temples taoïstes, les paysages qui ont inspiré les peintres…

Dans Mosaïque du feu, l’auteur vagabonde dans le sud de l’Inde et dessine, par touches, une mosaïque sur les rapports entre l’Orient et l’Occident en confrontant Nietzsche à la pensée de l’Inde et Shiva à Prométhée.

Voir aussi : Arbre d'Or / Evène / France-Culture

L'acteur

Michèle Foucher débute comme comédienne au Théâtre de Sartrouville avec Patrice Chéreau dans ses quatre premières réalisations. Elle travaille ensuite avec Robert Gironès, la Compagnie Vincent/Jourdheuil, puis avec Michel Deutsch et son Théâtre du Quotidien.

Permanente dans le collectif artistique de Jean-Pierre Vincent, elle participe à la plupart des créations du Théâtre National de Strasbourg de 1975 à 1983 :
Germinal, Le Misanthrope, Antigone, Dimanche, Palais de justice, Dernières nouvelles de la peste

Elle écrit deux textes à partir d’interviews qu’elle a réalisés et les joue sous la direction de Denise Péron :
La Table, paroles de femme en 1977 et En souffrance, paroles d’homme en 1981.

Bernard Sobel la dirige dans
La Cruche cassée de Kleist en 1983. Elle travaille également avec André Steiger, Martine Paschoud, Denis Guenoun… puis avec Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe dans Sit venia verbo ; avec Walter Le Moli dans Basta per oggi. Récemment, elle a présenté un monologue de Robert Pinget, L’Affaire Ducreux, et en janvier au Théâtre National de la Colline, elle a joué dans Les Prétendants de Jean-Luc Lagarce mis en scène par Jean-Pierre Vincent.

Voir aussi : Théâtre contemporain / Wikipedia / Evène


Didier Sandre a participé aux grandes aventures du théâtre subventionné de ces vingt dernières années avec Catherine Dasté, Michel Hermon, Bernard Sobel (Dom Juan, La Tempête, Le Précepteur, Les Paysans), Jorge Lavelli (Conte d'Hiver, Maison d'Arrêt), Jean-Pierre Miquel (Sur les ruines de Carthage, Contre-Jour), Jean-Pierre Vincent (Le Mariage de Figaro), Maurice Béjart (Le Martyre de Saint-Sébastien, La IXème Symphonie), Giorgio Strehler (L'Illusion, Concerto à 4 voix), Patrice Chéreau (Peer Gynt, Les Paravents, La Fausse Suivante), Luc Bondy (Terre étrangère, Le Chemin solitaire, Phèdre) et Antoine Vitez (L'Ecole des femmes, Tartuffe, Dom Juan, Le Misanthrope, Le Soulier de Satin).

En 1987, le Syndicat de la critique lui a décerné son prix du meilleur acteur pour "Madame de Sade" de Mishima, "Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais et le "Soulier de Satin" de Claudel.

Au théâtre privé, il a joué "Partage de Midi" de Claudel, "Célimène et le Cardinal" de Jacques Rampal, "Contre-jour" de Jean-Claude Brisville. En 1996 il a reçu le Molière du meilleur acteur pour le rôle d’Arthur Goring dans "Un Mari idéal" d’Oscar Wilde.

Récemment, il a joué "Dîner entre amis" de Donald Marguliès , Becket dans "Becket ou l’honneur de Dieu" de Jean Anouilh, et "Les Couleurs de la vie" de l’auteur australien Andrew Bovell. En Avignon pendant le Festival 2001,  et Paris au Théâtre de Chaillot, il était Titus dans "Bérénice" de Racine mis en scène par Lambert Wilson aux côtés de Kristin Scott Thomas. 

Il vient d’achever les représentations du "Laboureur de Bohême" de Johannes von Saaz au TNP de Villeurbanne et au Théâtre des Gémeaux à Sceaux dans la mise en scène de Christian Schiaretti. 

Au cinéma, on a pu le voir dans "Petits arrangements avec les morts" de Pascale Ferrand, "Conte d’automne" d’Eric Rohmer et "Le Mystère Paul" d’Abraham Segal. Parmi de nombreux téléfilms, dont "Passion interdite", "Deux frères", "L’enfant éternel", "Une famille formidable", il était Louis XIV dans le film réalisé pour la télévision par Nina Companeez "L'allée du Roi" et tout récemment dans "Saint-Germain ou la Négociation" de Gérard Corbiau avec Jean Rochefort.

Passionné de musique, il participe à de nombreux concerts qui intègrent un récitant dans des oeuvres de répertoire ou construits spécifiquement pour la scène. Il travaille également régulièrement avec des solistes renommés ou avec des formations de musique de chambre.

Il est Chevalier des Arts et Lettres et Chevalier dans l'Ordre National du Mérite. Il figure dans le Who's who in France.

Voir aussi : Site officiel / L'Internaute / Théâtre Online / Artepro / Allociné / Wikipedia

14 février 2005

Texte

Rrose Sélavy, et caetera (éditions Le Passage)

Rrose Sélavy, et caetera - Pierre Lartigue

Auteur(s) Pierre Lartigue
Acteur(s) Nicolas Pignon
Date Le 14 février 2005 (à 20h30)
Lieu Prix du Petit Gaillon 2005
Reid Hall (Columbia University Paris)

Le texte

"Robert Desnos, Marcel Duchamp, John Cage. Le poète au destin tragique, le souffleur d’énigmes et de verre, et ce musicien dont on dit qu’il a inventé le silence, j’aime à les imaginer ensemble ! Et s’il fallait un lieu pour cette impossible rencontre, je choisirais l’orée d’une forêt, parce qu’en forêt l’on a plaisir à se perdre et se retrouver comme j’aime à me retrouver et me perdre dans l’œuvre de Desnos, de Duchamp et de Cage."

L'auteur

Pierre Lartigue est né en 1936. Hispaniste de formation, il est poète, essayiste, romancier et passionné de danse.

Il est l’auteur de Beaux Inconnus, L’Art de la pointe, La Forge subtile, L’Inde aux pieds nus, Musicienne du silence, Léger Légère.

Voir aussi : Humanité Presse / Printemps des poètes / Wikipedia / Le Littéraire / Lekti-écritures

L'acteur

Nicolas Pignon est acteur au théâtre et au cinéma. 

Au théâtre, il a travaillé avec Jacques Lassalle, Jean-Pierre Vincent, Marcel Maréchal, Patrice Kerbrat, Klaus Michaël Grüber, Bernard Sobel, Lluis Pasqual, interprétant Shakespeare, Molière, Marivaux, Büchner ou Tchekhov... 

Au cinéma, il a tourné avec Benoît Jacquot, Laurence Ferreira Barbosa, Olivier Assayas, Jean-Paul Rappeneau, Lucas Belvaux... 

Il a également interprété de nombreux rôles à la télévision. 

Grand lecteur, il participe activement à TEXTES & VOIX, où il a lu des textes de Clément Rosset, Jean Hatzfeld, Herberto Helder, Pierre Lartigue, Amos Oz, Alberto Manguel... et a réalisé également une tournée de lectures pour l’Institut français de Moscou et dans plusieurs alliances françaises de Russie. 

Voir aussi : Allociné / Cinémovies / Unifrance

12 mars 2005

Texte

Un week-end avec Einstein

Cité des Sciences et de l'Industrie
2005, Année mondiale de la Physique

Auteur(s) (Lecture thématique)
Acteur(s) Christine Gagnieux et François Marthouret
Date Le 12 mars 2005
Lieu

La manifestation

Colloque "100 ans après Einstein" - Cité des Sciences et de l'IndustrieEinstein et sa postérité (colloque)

Les samedi 12 et dimanche 13 mars 2005
Cité des sciences et de l'industrie

Pourquoi les théories d'Einstein sous-tendent-elles toute la physique et l'astrophysique contemporaines ? Quelles sont les retombées des travaux de 1905 dans notre vie quotidienne ? Pourquoi l'inventeur de E=mc² est-il devenu un mythe ?

À l’occasion de l'année mondiale de la physique et cent ans après la parution des travaux révolutionnaires d'Albert Einstein, le Collège de la Cité et la Société française de physique vous proposent de découvrir l’œuvre de ce scientifique qui a profondément bouleversé notre conception de la réalité et qui constitue les fondements de la physique et l'astrophysique contemporaines.

Point d’orgue de ce cycle de conférences, le week-end évènementiel du 12 et 13 mars 2005 sera entièrement consacré à Albert Einstein, avec au programme : table ronde, projections de films, pièce de théâtre, lectures de textes, et autres animations…

Avec : Françoise Balibar, Jean-Marc Lévy-Leblond, Jean Eisenstaedt, Luc Blanchet,Marc Lachièze-Rey, Alain Aspect, Pierre Binetruy, Carlo Rovelli...

L'acteur

Christine Gagnieux est une actrice qui a essentiellement officié au théâtre.

Les pièces de théâtre où elle a joué :

  • La Dame de chez Maxim's de Georges Feydeau, m.e.s. Alain Françon
  • Ile de Wietkiewicz, m.e.s. Andreï Wajda
  • Un conte des 1001 nuits de et m.e.s. Pierre Romans
  • Les Paysans de Balzac, m.e.s. Bernard Sobel
  • Le Pique-nique de Claretta de Kalisky, m.e.s. Antoine Vitez
  • Phèdre de Racine, m.e.s.  Antoine Vitez
  • La dispute de Marivaux, m.e.s. Patrice Chéreau
  • Le Château de Kafka, m.e.s. Daniel Mesguich
  • Œdipe le tyran de Sophocle/Hölderlin, m.e.s. J.L Martinelli
  • Le deuil sied à Electre de Eugène O’Neil, m.e.s. J.L Martinelli
  • Phèdre de Yannis Ritsos, m.e.s. J.L Martinelli
  • La Machine infernale de Cocteau, m.e.s. Gloria Paris
  • La maison de poupée d’Ibsen, m.e.s. Deborah Warner
  • Andromaque de Racine, m.e.s. Jacques Lassalle
  • Eva Perón de Copi, m.e.s. Gloria Paris

Au cinéma, on retiendra son rôle dans La Maladie de Sachs réalisé par Michel Deville.

Voir aussi : Théâtre Online / Artepro


Après avoir accompagné pendant une dizaine d’années l’aventure de Peter Brook, le comédien François Marthouret a travaillé au théâtre avec, notamment, André Engel, Georges Lavaudant, Peter Zadek, Lluis Pasqual, Jean-Louis Martinelli, Robert Hossein…

Il a également conçu et interprété un spectacle adapté de Le Livre des fuites, de JMG Le Clézio, et joué l’adaptation d’Alain Rais du Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa.

Au cinéma, il a tourné sous la direction de nombreux réalisateurs dont Michel Deville et Eric Rohmer, et a réalisé Mémoires en fuite en 2000. Il a également joué dans plusieurs films pour la télévision.

En 2002, il a signé la mise en scène de Père, de Strindberg, dans laquelle il assumait le rôle titre. Il travaille actuellement à la préparation d’un autre film, une adaptation pour le cinéma de Trois chevaux, d'Erri de Luca.

Il était dernièrement à l'affiche de la Maison de la Poésie à Paris, dans La Mort d'Empédocle, de Hölderlin, dans un spectacle de Philippe Lanton avec des danseurs et musiciens japonais.

Il est très engagé dans l'aventure de Textes & Voix, où il a lu les textes de nombreux auteurs, de Jean Baudrillard à Claudio Magris, de Georges Simenon à Erri de Luca, de Jean-Philippe Toussaint à Jean Rouaud.

Voir aussi : L'Humanité / IMDb / Théatre Online / Artmedia / Wikipedia / Allociné / Fluctuat.net

Nos liens

Année mondiale de la Physique / (...) En Ile-de-France / Société française de Physique 

15 mars 2005

Texte

L’archipel de la mémoire  
(éditions Léo Scheer)

L'archipel de la mémoire - Paul Andreu

Auteur(s) Paul Andreu
Acteur(s) Hugues Quester
Date Le 15 mars 2005 (à 20h00)
Lieu Reid Hall (Columbia University Paris)

Le texte

Qui est le narrateur ? Où se trouve-t-il ?

On ne le saura pas mais on l’accompagnera dans un parcours incertain et douloureux.
Il tente de comprendre les bruits qui viennent jusqu’à lui, il se souvient d’instants désormais séparés et peu à peu de dessine la géographie intérieure d’un monde recomposé. Ce monde mouvant se perdra sans s’achever dans la lutte de la conscience et du temps.
La langue subtile et lumineuse du récit de Paul Andreu trace les contours apaisés de l’archipel de la mémoire avant qu’il ne sombre dans les débordements de l’eau.


Le roman de l’être-au-monde, de l’existence d’un "je" au sein du réel. Paul Andreu invente une langue toute en subtilité pour tracer l’intrigue d’un parcours intime, touchant et profond. Une révélation littéraire.

Le « je » de Paul Andreu n’est pas un je-Narcisse. Sa pupille s’attarde bien au contraire tout autour de lui-même, cherchant à cerner le mystère du réel mouvant qui l’entoure, les hoquets de la fuite du temps.
Les cadres familiers, la prégnance de la nature, la rumeur de la ville, la récurrence de motifs lancinants (le rythme ponctué de la pluie ou le chant des oiseaux), la déambulation du corps... un travail de description minutieux au sein d’une langue subtile, progressant par touches chromatiques, nuançant les effets pour dévoiler les traits d’une subjectivité à l’affût des sensations, du bruissement du réel.
Une subjectivité sans complaisance aux prises avec le temps, plus exactement le battement entre temps subjectif et objectif : « L’après-midi sera long, la nuit sera désespérante, mais le temps à la fin passera. Il passera sans poids, sans goût, sans souvenir, il n’existera plus, il n’aura jamais existé. Il suffira d’attendre, il suffira de bloquer l’espoir tenace et les regrets, de les empêcher de couler dans les veines, de n’avoir plus de veines, plus de vie, rien ».
Mais la prose n’est pas monochrome et ne s’adonne pas à la noirceur, choisissant bien au contraire un contre-chant lumineux : « Mais il y a peut-être aussi une autre langue, faite de bruits doux, à peine audibles, qui fait s’évanouir la peur, chasse l’angoisse et nous fait un semblant de bonheur, une autre langue que nous comprenons et qu’il nous arrive parfois de parler ».
Car la vie passe par la nomination tâtonnante, sans cesse recommencée. La mémoire est cet archipel indécidable et capricieux, aux reliefs changeants selon le point de vue adopté...

L'auteur

Paul AndreuPaul Andreu est né le 10 juillet 1938 à Bordeaux.

Architecte internationalement reconnu ayant reçu de nombreuses et prestigieuses distinctions. Il est notamment l’architecte de l’aéroport de Roissy ; parmis ses projets récents, citons : l’Opéra de Pékin, le Centre des Arts Orientaux de Shangaï, l’Aéroport de Nice (Terminal T2), l’Aéroport de Dubaï, le Musée maritime d’Osaka...

Paul Andreu est un urbaniste. L'un des plus grands architectes français, sa renommée est internationale.

Entre autres décorations et titres, Paul Andreu est Officier de la Légion d'Honneur, Grand Officier de l'Ordre national du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres. Par ailleurs, il a été élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1996.

Paul Andreu a reçu en décembre 2006 pour l'ensemble de son œuvre, le Grand Prix du Globe de Cristal, plus haute distinction triennale de l'Académie Internationale d'Architecture.

Parallèlement à sa carrière d’architecte, il poursuit désormais une oeuvre littéraire commencée avec le récit poétique L’archipel de la mémoire (Ed. Léo Scheer, 2005). 

La maison (Editions Stock, 2008) est son premier roman. 

Autres ouvrages :

  • L’Aéroport Charles-de-Gaulle, le Module d’échanges, « Les Cahiers de projets » d’Aéroports de Paris, 1994
  • L’Aéroport Charles-de-Gaulle, le Module 2F, « Les Cahiers de projets » d’Aéroports de Paris, 1995
  • Le Terminal Transmanche et la Cité de l’Europe, « Les Cahiers de projets » d’Aéroports de Paris, 1995
  • The Discovery of Universal Space, L’Arcaedizioni, Milano, 1997
  • Cinquante aérogares, « Les Cahiers de projets » d’Aéroports de Paris, 1998
  • La Grande Arche - Carnets de Route avec Hubert Tonka, Éditions du Demi Cercle, 1989
  • J’ai fait beaucoup d’aérogares, Descartes et C°, 1998

Voir aussi : WikipediaStructurae / Académie Beaux-Arts / Paul-Andreu / Insecula / Descartes / Le Monde / Evène / Ed. Léo Scheer / Décitre / Canal Académie

L'acteur

Hugues Quester est acteur de théâtre et de cinéma. 

Il a travaillé avec les plus grands metteurs en scène. Il a joué récemment le rôle du père de famille dans Six personnages en quête d’auteur, de Pirandello, et dans Rhinocéros de Ionesco, deux spectacles mis en scène par Emmanuel Demarcy-Motta au Théâtre de la Ville à Paris, à Genève et en région. Avec ce metteur en scène, il a joué également Fabrice Melquiot et Fernando Pessoa.

Par ailleurs, il a interprété récemment le rôle du capitaine dans La Danse de mort de Stindberg, mis en scène par Jacques Lassalle, au Théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet.

Grand lecteur, Hugues Quester travaille fréquemment avec Textes & Voix et il a lu des textes de François Emmanuel, Jean Echenoz, Paul Andreu, Yves Ravey.

Il est lauréat du Grand Prix Gérard Philippe de la Ville de Paris et a reçu le Grand Prix de la critique pour la saison 2001-2002.

«Ce comédien qui a joué au théâtre, au cinéma, à la télévision, sous la direction des plus grands (Chéreau, Lassalle, Strehler, Régy, Lavelli, Planchon, Pintilié, Sobel, Braunschweig, Tanner, Ruiz, Demy, Gainsbourg, Rohmer, Kieslowski, Monteiro…), qui a tout pratiqué, les marges, l’avant-garde, le classique, les premiers films de talent, Shakespeare comme Sarraute, Hoffmansthal comme Euripide, cet acteur non moins physique que cérébral reste étrange, insaisissable, comme à la frontière de plusieurs mondes. Mais c’est le théâtre qui nourrit son art, qui lui donne sa force, celle d’un travailleur acharné voué aux grands auteurs, classiques ou modernes. Celle aussi d’un amoureux, d’un athlète, voire d’un ascète du texte, capable de s’enfermer des jours pour se pénétrer des plus complexes monologues, des dialogues les plus subtils.» (Pascal Bonitzer)

Voir aussi : Allociné / IMDb / Lire.fr / Humanité Presse

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Lecture "Textes & Voix" du 15 mars 2005 Lecture "Textes & Voix" du 15 mars 2005 Lecture "Textes & Voix" du 15 mars 2005

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(Photos Juliette Agnel)

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