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Texte
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Divers textes inédits
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Auteur(s) |
Hubert Selby Jr
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Acteur(s) |
Marc Betton
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Date |
Le 18 septembre 2004
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Lieu |
Cycle « Du livre au film »
Magic Cinéma de Bobigny
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La manifestation
Pour tous ceux qui attendaient impatiemment la sortie de Waiting
period
de Hubert Selby Jr, dont la publication a une nouvelle fois été retardée
en raison d’un problème de traduction (on parle désormais d’une parution
en janvier), le Magic
Cinéma de Bobigny rend hommage durant deux jours à l’écrivain américain.
Cela se passe les 17 et 18 septembre 2004 avec la projection de Last
exit to Brooklyn et de Inside Job (en avant première)
le vendredi, et de Jour et nuit et Requiem
for a dream le samedi.
Parallèlement, une lecture de nouvelles inédites par le comédien Marc
Betton et une exposition de portraits de Hubert Selby Jr, photographié
par Ludovic Cantais, sont au menu de ces deux journées.
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L'acteur
Né en 1945 et l'un des plus vieux compagnons de Georges Lavaudant, Marc
Betton a joué depuis 1973 dans une vingtaine de ses
spectacles.
A vingt ans de distance, il reprend le rôle de Gloucester dans Le Roi
Lear. En 1989, Georges Lavaudant lui confie, en première partie de Veracruz,
un monologue de près d'une heure. Au théâtre, il a également travaillé sous
la direction de Gabriel Monnet, Gildas Bourdet, Bruno Boëglin, Patrice Chéreau,
Ariel Garcia-Valdès, François Rancillac, ou Catherine Marnas.
Il a tourné plus de vingt films, mis en scène par Raul Ruiz, Pierre
Richard, Pascale Ferran, Laurent Heynemann, Gérard Vergez, ou Jean-Luc Godard,
Claude Miller, entre autres. Parmi ses films les plus récents, on peut citer Marie
et le loup (2004), Rois et reine (2004), La petite Lili
(2003). Il a tourné aussi dans des séries pour la télévision.
A l'Odéon, on a pu le voir dans :
Le Temps et la Chambre - 1991 (mise en scène Patrice Chéreau)
et, mis en scène par Georges Lavaudant, dans :
Le Roi Lear (1996), Bienvenue (1996), Un Chapeau de Paille
d'Italie (1997), Histoires de France (1997), Tambours dans la nuit
et La Noce chez les petits-bourgeois (1998).
Il a lui-même mis en scène au Petit Odéon un texte de son écriture, Le
buisson (1998) et en 2000, à Bobigny, La Mouette de Tchékov.
Voir aussi : Allociné
/ La
lecture et les lecteurs / Unifrance
/ France2.fr
(PJ) / Editions
Verdier / Théâtre
Online / Wikipedia
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Nos liens
Hubert Selby Jr : Authologies
/ Propagation
du chaos / L'Express
Livres / Wikipedia
/ Evène
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Texte
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Rimbaud est un autre
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Auteur(s) |
Al
Berto, Philippe Claudel, Pierre Michon, Arthur Rimbaud
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Acteur(s) |
Thibault
de Montalembert
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Date |
Le 25 septembre 2004
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Lieu |
Auditorium
de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse - ENMD (Charleville-Mézières)
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La manifestation
Nombreux sont les auteurs qui se sont engagés sur les
traces de Rimbaud, qui se sont nourris de son univers. La figure du poète est
une source d’inspiration féconde. Sous la plume d’autres écrivains, elle
se prolonge, se transforme, se réinvente. A travers leurs mots, Rimbaud est un
autre.
Pour trois grands auteurs d’aujourd’hui, il est à la
fois le sujet, l’inspirateur, le modèle. Dans une langue âpre et riche,
Pierre Michon retrace son itinéraire de fils et de compagnon. Dans une nouvelle
fulgurante, Philippe Claudel lui invente un autre voyageur, mais est-ce vraiment
un autre ? Enfin, le poète portugais Al Berto, disparu brutalement en
pleine jeunesse, lui dédie son dernier poème. Trois textes de forme très différente,
qui entrent en résonance avec quelques poèmes de Rimbaud.
Pour cette lecture, proposée par TEXTES & VOIX et conçue
par Nadine Eghels, on retrouvera - toujours avec plaisir - l'acteur Thibault de
Montalembert.
Le 25 septembre 2004 à 20h30, lecture de fragments de :
-
Rimbaud le fils, de Pierre Michon
-
L’autre, de Philippe Claudel (in Les
petites mécaniques)
-
La mort de Rimbaud, de Al Berto
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Le texte
Rimbaud le fils, de Pierre Michon
« On dit que Vitalie Rimbaud, née
Cuif, fille de la campagne et femme mauvaise, souffrante et mauvaise, donna le
jour à Arthur Rimbaud. On ne sait pas si d’abord elle maudit et souffrit
ensuite, ou si elle maudit d’avoir à souffrir et dans cette malédiction
persista ; ou si anathème et souffrance liés comme les doigts de la main
en son esprit se chevauchaient, s’échangeaient, se relançaient, de sorte
qu’entre ses doigts noirs que leur contact irritait elle broyait sa vie, son
fils, ses vivants et ses morts. »
« On dit qu’après Bruxelles, bien
avant les champs de bananes Rimbaud revint au bercail ; que dans un grenier
des Ardennes, à Roche, au beau milieu de terres et de bois où les paysans de
la lignée maternelle avaient couché en vaines moissons leurs vies jusqu’à
Vitalie Cuif, au temps de la moisson, cet effroyable jeune homme, cette brute,
ce petit cœur de fille, écrivit Une saison en enfer ; que du
moins, s’il la commença ailleurs, chez Baal, dans les métropoles où la
civilisation était tombée sous la patte de Baal, la patte enfumée, futuriste,
il la finit ici, dans ce trou rural hautement civilisé, dans la clarté antique
des moissons. »
« On ne sait pas au juste ce qu’est
la Saison ; on croit savoir seulement que c’est de la haute littérature,
car ces deux voix, celle du roi d’adoration et celle du prophète hors de lui,
qui sont toute la littérature, y combattent. C’est plus commenté que les
Evangiles ; entre le chant céleste et le blasphème, on n’y voit pas
vraiment clair ; c’est un renoncement qui ne renonce pas ; le oui et
le non n’y sont pas démêlés ; et penchés là-dessus avec nos calottes
de soie interminablement nous démêlons ce oui de ce non. On dit que tout
l’Occident y vient buter ; que toutes ses contradictions y tournent comme
dans une roue de moulin, s’y brisent comme
l’eau sur la roue, en ressortent intactes comme l’eau sur la roue. Comme
l’eau dans la roue, on voit bien que ça exulte ; on ne peut décider si cela met fin à l’Occident ou une fois de plus le relance ;
mais à tort ou à raison on s’accorde à penser que c’est miracle d’écrire,
à dix-neuf ans, dans un grenier des Ardennes, cette poignée de feuillets hermétiques
comme Jean, abrupts comme Matthieu, métèques comme Marc, policés comme Luc ;
et, comme Paul de Tarse, agressivement modernes, c’est-à-dire dressés contre
le Livre, rivaux du Livre. Et bien sûr il y manque quelque chose : car ils
n’ont, eux, ces feuillets, d’autre modèle évangélique que soi-même, fût-il
un autre, pas l’autre véritablement, le pouilleux, le glorieux de
Nazareth. C’est peut-être une vieillerie en regard de l’Evangile, la Saison.
Qu’importe, c’est un de nos Evangiles, à présent. Il a gagné, le petit Jérémie,
il a été plus fort que la littérature tout en restant dedans, il nous tient. »
*****
L’autre, de Philippe Claudel
« Ces quelques lignes et d’autres,
lues dans un premier temps d’un regard léger, firent sur Frolon l’effet
d’un cataclysme. Il eut soudainement l’impression, effroyable et chaleureuse
à la fois, que la terre se dérobait sous ses pieds et que sa chute provoquée
par quelques mots l’amenait vers les aspects les plus profonds et les plus
secrets de son cœur, comme si ce poète qu’il ne connaissait pas en savait
davantage sur son âme que sa propre épouse, qu’il chérissait, ou que lui-même. »
« Il put ainsi lire, dans un silence
mystique, des phrases insoupçonnables qui lui parlaient de lui et des effrois
du monde, et le faisaient un peu plus, à la lecture de chaque poème de cet étrange
Rimbaud, approcher un frère absent. »
« Frolon perdit le sens du temps, des
heures, des jours. Parfois, il lui semblait être parti de Tunis quelques
semaines plus tôt, d’autres fois cela lui paraissait remonter à plusieurs
années.
Frolon perdit le sens de lui-même et du
monde, de la faim, de la soif, de la fatigue, des hommes, de Dieu, du silence et
du mal, de son passé et de sa propre existence : il gagna des allures de
prophète, un regard fixe comme le sont ceux des aveugles.
Dans ses sommeils songeurs, chaque nuit,
l’ancien marchand errait dans un pays où des lettres majuscules formaient des
falaises abruptes, et des mots taillés dans un schiste vert des remparts sur
lesquels il glissait ses mains dans un voluptueux mouvement de caresse.
Il marcha de plus
en plus dans son rêve. Oublia la géographie. Oublia jusqu’à son nom de
l’ancienne vie. Se déclara Reïmbo, résolument. »
*****
Mort de Rimbaud, de Al Berto
« Il est vrai que j’ai passé ma vie
à fuir, de ville en ville, avec un murmure tranchant sur les lèvres.
et j’ai traversé des villes et des rues sans nom, des routes, des ponts qui
relient des ténèbres à d’autres ténèbres.
je marche comme j’ai toujours marché , en moi – déchirant des
paysages, fendant les mers, dévorant des images. »
« Jamais le retour n’a été
possible.
le véritable fugitif ne revient pas, il ne sait pas revenir. il réduit les
continents à des distances mentales.
il apprend la langue des autres – et, au-dessus de lui, les constellations
tracent le destin tourmenté des hommes. »
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L'auteur
Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854, à
Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Son enfance est marquée par la présence
autoritaire de sa mère, qui dut élever seule ses quatre enfants. Cette autorité
n'exclua pas d'ailleurs une réelle affection.
Rimbaud se montre à l'école un élève sage et brillant. Il compose tôt ses
premiers poèmes, inspirés au début par l'école parnassienne. En classe de rhétorique
il rencontre un jeune professeur, Izambard, qui l'aide à mieux découvrir à
littérature française. Les poèmes composés pendant cette période
d'adolescence s'affranchissent progressivement des conventions littéraires.
En 1870 éclate la guerre entre la France et la Prusse. C'est l'époque des
premières fugues vers Paris et la Belgique car Rimbaud étouffe dans l'univers
dérisoire et mesquin de sa ville natale.
En 1871, Rimbaud compose la Lettre du Voyant , et son poème Le Bateau
ivre . Ces textes sont essentiels pour comprendre la dimension radicalement
nouvelle que Rimbaud veut donner à sa poésie. Séduit par Paris, fasciné par
Verlaine qui l'y invite, Rimbaud coupe avec Charleville et se lance dans
l'univers de la bohème littéraire de son époque.
Madame Verlaine prend l'ombrage de l'amitié de son mari et de Rimbaud. Au début,
Rimbaud accepte de s'éloigner, puis Verlaine finit par le suivre en Belgique.
En septembre 1872, ils partent tous deux en Angleterre. Cette période
correspond à un moment intense de création lttéraire, Rimbaud écrivant alors
ses poèms des Illuminations quoique les dates exactes de composition
n'aient pu être précisées. La relation de Verlaine et de Rimbaud est très
souvent orageuse. La rupture se fait en 1873 quand, à l'occasion d'une dispute,
Verlaine tire sur Rimbaud et le blesse légèrement. Rentré chez lui, Rimbaud
compose sa dernière oeuvre, Une Saison en enfer, sorte de confession
autobiographique qu'il publie à compte d'auteur.
La deuxième partie de la vie de Rimbaud commence. Les voyages le mènent
successivement en Italie, en Hollande, en Afrique, en Suède, au Danemark, à
Chypre. Mais Rimbaud revient assez régulièrement passer la saison d'hiver à
Charleville.
La dernière partie de la vie de Rimbaud se passe en Abyssinie. Il renie
complètement son passé ainsi que toute forme de littérature. Il s'y livre à
des activités d'exploration et de commerce. En 1891, il est obligé de rentrer
à Marseille parce que son genou droit est atteint du cancer. Il est amputé. Il
fait un dernier séjour dans les Ardennes, retourne à Marseilles et y meurt le
10 novembre 1891.
Arthur Rimbaud est un poète de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Son oeuvre poétique se compose :
- d'un recueil d'extrême jeunesse (Poésies)
- d'une oeuvre en prose (Une Saison en enfer)
- d'un recueil de poèmes en prose, révolutionnaires dans leur écriture (Les Illuminations)
Voir aussi : Théâtre
Online / Mag4 / Rimbaud
sur Dmoz/ODP / Wikipedia
/ Poésie
Webnet / Evène
/ Arthurrimbaud.info
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L'acteur
Après une formation au cours Florent avec Francis Huster, puis à l’Ecole
de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre avec Patrice Chéreau,
Jacques Doillon, Pierre Romans, Claude Stratz et Madeleine Marion, Thibault
de Montalembert développe sa carrière au théâtre et au cinéma.
Au cinéma, il a tourné sous la direction de Costa Gavras,
Arnaud Desplechin, Régis Wargnier, Jacques Doillon, Patrice Chéreau, Marion
Vernoux, Jean-Marc Barr, Denys Arcand… Il a également participé à de
nombreux films pour la télévision.
Au théâtre, il a travaillé avec Christian Rist, Jeanne
Champagne, Pierre Romans, Patrice Chéreau, Luc Bondy, Thierry de Peretti (Valparaiso,
de Don de Lillo), Alfredo Arias (La Dame aux camélias, d’Alexandre
Dumas)…
Pensionnaire de la Comédie-Française, il a travaillé
sous la direction de Jean-Luc Boutté, Marcel Bluwal, Jean-Paul Roussillon,
Simon Eine. Il a interprété récemment le Hamlet de Jules
Laforgue, au Festival d’Avignon de 2001 puis, en 2003, à la Maison de la
Poésie (Théâtre Molière).
Au cours de la saison 2005-2006, il était au centre de Coloured
Plates, d’après Les Illuminations d’Arthur Rimbaud, dans une
mise en scène de Thierry de Peretti, en tournée en France et au Théâtre de
la Ville à Paris. En 2006, il a joué dans Trahisons de Pinter (mise en
scène de Philippe Lanton) à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, et a mis en
scène la Lettre au père de Kafka au Théâtre de la Bastille.
Voir aussi : Entracte
/ Allociné
/ DVDToile
/ Théâtre
Online / Wikipedia
/ Evène
/ Cinémovies
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Nos liens
Site de
la Ville de Charleville-Mézières / Dépliant
culturel sept-oct-nov 2004 
Les 150 ans d'Arthur
Rimbaud / L'année
Rimbaud à Charleville-Mézières 
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Texte
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La réfutation majeure
(éditions
Verticales), de Pierre Senges et Le narrateur
(éditions
Mercure de France), d’Anne Serre
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Auteur(s) |
Pierre Senges et Anne Serre
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Acteur(s) |
Thibault de
Montalembert et Dominique Reymond
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Date |
Le 30 septembre 2004
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Lieu |
Cycle « En compagnie du CNL :
de l’écriture à la lecture »
Centre national
du livre
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Le texte
« D’aucuns ont entendu parler d’un livre intitulé Refutatio
major, faussement attribué à don Antonio de Guevara, dans lequel ledit
Antonio prétend qu’il ne peut exister de Nouveau Monde, seulement des chimères
& de malveillantes rumeurs & des inventions colportées par quelques
intrigants. Ces mêmes personnes affirment que les raisons avancées par ledit
Antonio sont fort déconcertantes. »
La réfutation majeure (Pierre Senges)
« Presque tous les romans racontent une histoire avec un personnage
central et quelquefois un narrateur qui ne se confond pas avec lui. Le narrateur
du Narrateur n’est pas celui auquel on s’attendrait. C’est
quelqu’un d’autre, et qui ne dit jamais « je », mais qui suit à
la trace un monsieur très normal (à ceci près qu’il est lui aussi
narrateur, c’est-à-dire sans doute romancier) dans une limpide histoire
d’amour où tous les autres personnages se conduisent d’une façon embarrassée
ou équivoque, justement parce qu’ils devinent ou n’ignorent pas son activité
de narrateur, de voleur plus ou moins innocent, partout où se présente un être,
une situation, un décor ou un paysage qu’il pourrait s’approprier pour un
de ses romans. Il se sent lui-même si troublé qu’il a préféré n’être
pour une fois qu’un personnage, laisser faire l’auteur qui, sur ce thème,
et à son habitude, danse littéralement une histoire toute de fantaisie délicate,
d’intelligence et de vérité. »
Le narrateur (Anne Serre)
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L'auteur
Pierre Senges est né en 1968.
Il est l’auteur de Veuves au maquillage,
Ruines-de-Rome, Essais fragiles d’aplomb et, avec le dessinateur
Killoffer, de Géométrie dans la poussière.
Il est l’auteur pour France Culture de nombreuses fictions radiophoniques et a récemment publié
L’idiot et les hommes de paroles chez Bayard (2005).
Voir aussi : Evène
/ Editions
Verticales / Arald.org
/ Remue.net / Wikipedia
Anne
Serre, née à Bordeaux en 1960, est l’auteur de plusieurs livres.
Elle vient à Paris faire ses études de lettres. Elle y fera deux rencontres fondamentales, autant dans sa formation personnelle que dans son rapport à l'écriture : Julien Gracq avec qui elle aura un rendez-vous hebdomadaire pendant deux ans, et Alain Cuny qu'elle fréquentera
jusqu'à sa mort.
Elle commence à publier à l'âge de vingt ans de courts textes dans des revues, notamment Obsidiane
et la NRF. Liée à un groupe de jeunes poètes anglais, elle s'intéresse à l'œuvre de Auden, Ted Hughes, Marianne Moore ou Brodsky.
Son premier livre, Les Gouvernantes, a reçu un accueil à la fois intrigué et très favorable de la critique. Par son style et son écriture, elle est reconnue comme appartenant à la modernité littéraire. A ce titre, son œuvre a fait l'objet d'une étude par
Jean-Pierre Richard (Essais de critique buissonnière, 1999,Gallimard).
Elle a reçu prix de la Fondation Charles Oulmont pour Le Cheval blanc d'Uffington (Mercure de France, 2002).
Voir aussi : Editions
Verdier / Evène
/ Wikipedia
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L'acteur
Après une formation au cours Florent avec Francis Huster, puis à l’Ecole
de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre avec Patrice Chéreau,
Jacques Doillon, Pierre Romans, Claude Stratz et Madeleine Marion, Thibault
de Montalembert développe sa carrière au théâtre et au cinéma.
Au cinéma, il a tourné sous la direction de Costa Gavras,
Arnaud Desplechin, Régis Wargnier, Jacques Doillon, Patrice Chéreau, Marion
Vernoux, Jean-Marc Barr, Denys Arcand… Il a également participé à de
nombreux films pour la télévision.
Au théâtre, il a travaillé avec Christian Rist, Jeanne
Champagne, Pierre Romans, Patrice Chéreau, Luc Bondy, Thierry de Peretti (Valparaiso,
de Don de Lillo), Alfredo Arias (La Dame aux camélias, d’Alexandre
Dumas)…
Pensionnaire de la Comédie-Française, il a travaillé
sous la direction de Jean-Luc Boutté, Marcel Bluwal, Jean-Paul Roussillon,
Simon Eine. Il a interprété récemment le Hamlet de Jules
Laforgue, au Festival d’Avignon de 2001 puis, en 2003, à la Maison de la
Poésie (Théâtre Molière).
Au cours de la saison 2005-2006, il était au centre de Coloured
Plates, d’après Les Illuminations d’Arthur Rimbaud, dans une
mise en scène de Thierry de Peretti, en tournée en France et au Théâtre de
la Ville à Paris. En 2006, il a joué dans Trahisons de Pinter (mise en
scène de Philippe Lanton) à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, et a mis en
scène la Lettre au père de Kafka au Théâtre de la Bastille.
Voir aussi : Entracte
/ Allociné
/ DVDToile
/ Théâtre
Online / Wikipedia
/ Evène
/ Cinémovies
Dominique
Reymond est une actrice française née en Suisse.
Elève au Conservatoire de Genève, Dominique Reymond a ensuite pour
professeur à Chaillot Antoine Vitez. Cette grande actrice de théâtre - qui
travaille avec Sobel, Grüber ou encore Lassalle - fait sa première
apparition à l'écran en 1984 dans Pinot simple flic, puis on l'aperçoit
chez Dupeyron, Chabrol et Philippe Garrel (La Naissance de l'amour en
1993). Mais les spectateurs ne la découvrent véritablement qu'en 1996 : dans
Y aura-t-il de la neige à Noel ?, conte de fées d'hiver en milieu
rural signé Sandrine Veysset, elle campe avec délicatesse une mère-courage
douce et bienveillante, prestation qui lui vaut le Prix de la Meilleure
actrice au Festival du film de Paris.
Avec sa voix grave et son allure élégante, Dominique Reymond s'impose bientôt
comme une comédienne aussi discrète que précieuse. Si on lui confie souvent
des rôles de mère (Sade, Presque rien), l'actrice n'hésite pas à
prendre part à des oeuvres dérangeantes, comme Dans ma peau de Marina
De Van, le quasi-expérimental Process ou encore Ma mère,
adaptation de Bataille par Christophe Honoré. Olivier Assayas permet
à l'actrice de dévoiler l'étendue de son talent, en l'engageant aussi bien
pour Les Destinées sentimentales (2000), film d'époque dans lequel
elle incarne la soeur du Pasteur Berling, que pour Demonlover, thriller
hi-tech qui la voit se transformer en executive woman glaciale. L'année 2005
est marquée par les retrouvailles de la comédienne avec Sandrine Veysset (Il
sera une fois).
Elle a travaillé au théâtre avec notamment Antoine VITEZ "La
Mouette", "Falch", " l'Echange ", Bernard
SOBEL "La Forêt", "La Ville", "Tartuffe"; Jacques
LASSALLE "L'heureux stratagème", Klaus Mikaël Grüber "La
mort de Danton", Brigitte JAQUES "Mme Klein", Bruno
BAYEN "Weinnarland", Jacques REBOTIER "Eloge de
l’Ombre".
Elle a également travaillé au cinéma avec Robert ENRICO, " Zone
rouge ", François DUPEYRON " Drôle d'endroit pour
une rencontre ", Philippe GARREL " La naissance de
l'amour ", Sandrine VEYSSET " Y aura-t-il de la neige
à Noël " et à la télévision avec Serge MEYNARD et Catherine
CORSINI.
Voir aussi : Zelig-fr
/ Actrices
de France / Allociné
/ Théâtre
Online
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Nos documents
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Nos liens
La réfutation majeure : Politis
/ Humanité
Presse / Ed.
Verticales
Le narrateur : Fabula
/ Mercure
de France
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Texte
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La reine du silence (éditions
Gallimard)
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Auteur(s) |
Marie Nimier
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Acteur(s) |
Nathalie Richard
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Date |
Le 4 octobre 2004
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Lieu |
Reid
Hall (Columbia University Paris)
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Le texte
Marie Nimier, auteur de huit romans, ose
avec ce nouveau livre s’attacher à la figure de son père, Roger Nimier. Elle explore l’amas de tôles froissées, interrogeant avec gravité le
destin de cet écrivain que ses amis décrivent tour à tour, et parfois
simultanément, comme un être désinvolte, sérieux, menteur, loyal, tendre,
indifférent et malhabile de ses sentiments comme on est maladroit de ses mains
:
« Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son
Aston Martin s’est écrasée contre le parapet d’un pont. Je n’étais pas
dans la voiture. J’avais cinq ans.
De lui, il me reste peu de souvenirs, et quelques trésors :
une montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et
cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales : QUE DIT LA
REINE DU SILENCE ?
Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre
pour la petite fille que j’étais, énigme cruelle et envoûtante, qui résume
toute la difficulté du métier d’enfant. Enigme qui, à l’époque, se
formulait ainsi : Que pourrait bien dire la Reine du silence sans y perdre
son titre, et l’affection de son papa ? Ou encore : comment, à la
fois, parler, et ne pas parler ? J’étais coincée. Prise au piège de
l’intelligence paternelle. »
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L'auteur
Née à Paris en 1957 mais résidant désormais en Normandie, Marie
Nimier débute à quinze ans sa carrière artistique en intégrant
une chorale. Son rêve d'alors : devenir comédienne ou chanteuse. Elle
multiplie les participations dans des créations théâtrales ou musicales, et
commence même à gagner sa vie en chantant au sein des Jeunesses musicales de
France, mais le succès n'étant pas au rendez-vous, elle abandonne tout espoir
de réaliser son rêve.
Pourtant, elle se découvre une nouvelle passion pour l'écriture, qui se révélera
bien plus concluant cette fois-ci ; et elle publie à 28 ans son premier roman, Sirène,
sur l'histoire d'une jeune femme suicidaire.
Suivant les traces de son père, le fulgurant Hussard Roger
Nimier, Marie Nimier est romancière et auteur d'une dizaine de romans, parmi
lesquels : Anatomie d'un choeur, L'Hypnotisme à la portée de tous,
Celui qui court derrière l'oiseau, Domino, La Nouvelle
Pornographie et La Reine du silence. Après une jeunesse de militante
gauchiste et d'étudiante en théâtre et en littérature, elle commence à
gagner sa vie en chantant au sein des Jeunesses musicales de France, mais très
vite l'écriture s'impose à elle.
Elle s'est aussi essayée au théâtre et à la chanson, et a même été
lauréate de la Bourse Villa Medicis hors les murs en 1992. Marie Nimier
a en outre publié quelques livres pour enfants chez Albin Michel-Jeunesse.
Voir aussi : Evène
/ L'Internaute
/ Gallimard
/ Le
Figaro / Bibliobs /
Marienimier.com / Wikipedia
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L'acteur
Née en 1963, Nathalie
Richard se lance dans l'apprentissage de l'art dramatique au début
des années 80, d'abord sous l'égide de Blanche Salant, puis en intégrant le
Conservatoire National en 1983, d'où elle ressortira diplômée en 1986.
Alors qu'elle avait déjà travaillé à la télévision, la jeune comédienne
va désormais alterner théâtre et cinéma, dans un registre “cinéma
d'auteur intimiste” qu'elle n'abandonnera jamais, imprimant durablement son
visage d'albâtre à l'œil du cinéphile.
Au théâtre, elle joue sous la houlette de Jean-Pierre Vincent ("On ne
badine pas avec l'amour" de Musset), de Jean-Claude Fall ("Par les
villages" de Peter Handke), de Hans Peter Cloos ("Le malade
imaginaire" de Molière), de André Engel ("Les légendes de la fôret
viennoise" de Odön von Hörvath) ou encore de Laurent Pelly ("Peine
d'amour perdues" de Shakespeare).
Au cinéma, on la remarque tout d'abord dans des courts métrages et, plus
tard, dans des longs métrages avec, entre autres, Jacques Rivette, rencontre
qui sera déterminante pour sa carrière cinématographique.
Voir aussi : Cinémapassion
/ Actrices
de France / Allociné
/ Wikipedia
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Nos documents

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Texte
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Textes divers
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Auteur(s) |
Théo Hakola, Baltasar Porcel
et
Vasco de Graça Moura
Hommage à la poétesse portugaise, Sophia
de Mello Brayner
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Acteur(s) |
Marie Christine Barrault
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Date |
Le 15 octobre 2004
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Lieu |
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Le texte
"J'ai eu des amis qui mouraient, des amis qui partaient
D'autres qui brisaient leur visage contre le temps
J'ai haï ce qui était facile
Je me suis cherchée dans la lumière, dans la mer,
dans le vent" Sophia de Mello Breyner (traduction
Michel Chandeigne)
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La manifestation et les auteurs
Le festival Littératures métisses devient l'un des temps
forts de Lire en fête, et propose du 15 au 23 octobre 2004 une
manifestation pour célébrer le plaisir de lire et le partage des littératures
étrangères : plus d'une dizaine d'écrivains européens ou américains (déjà
bien connus en France ou à découvrir...) dont Alberto Manguel (invité
d'honneur du 20e anniversaire de l'Office du Livre), Jerome Charyn
(États-Unis), Vasco Graça Moura (Portugal), Theo Hakola (États-Unis),
Xavier Hanotte (Belgique), Douglas Kennedy (États-Unis), Terézia
Mora (Hongrie/Allemagne), Baltasar Porcel (Catalogne/Espagne), José
Manuel Prieto (Cuba), Madison Smartt Bell (États-Unis), Brina
Svit (Slovénie)... iront à la rencontre de nombreux publics dans les
librairies et les bibliothèques d'une vingtaine de villes des 4 départements
de Poitou-Charentes.
Cette année, la programmation coordonnée par l'Office du livre de
Poitou-Charentes, en étroite collaboration avec plusieurs partenaires régionaux
: librairies, bibliothèques départementales de prêt, médiathèque de
Poitiers et de grandes villes associées à l'itinérance en Poitou-Charentes,
université, etc. ainsi que certains partenaires à l'étranger (instituts
culturels, ...) sera diversifiée par des lectures par des comédiens, des
débats et entretiens avec des écrivains, des spectacles... et enrichie par une
série de rencontres organisées par l'Université de Poitiers, dans la semaine
du 18 octobre.
==> Présentation
et programmation du festival
==> Lecture Textes & Voix
du 30 mai 2004
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L'acteur
Comédienne,
Marie-Christine Barrault a débuté sa carrière au cinéma, avec le
réalisateur Eric Rohmer. Elle a ensuite tourné sous la direction de
Jean-Charles Tacchella, Francis Girod, André Delvaux, Woody Allen, Volker
Schloendorf, Andrzej Wajda.
Au théâtre, elle s'est mise au
service d'auteurs tels que Flaubert, Sarraute, Duras.
Elle continue, depuis, à alterner des rôles pour le cinéma, pour le
théâtre - avec notamment les metteurs en scène Roger Planchon, Jacques
Rosner, Gabriel Garran -, et pour la télévision, où elle sera
l'interprète favorite de Claude Santelli et de Roger Vadim.
Elle a créé au Théâtre des Bouffes du Nord L’Homme rêvé, spectacle musical sur des textes de Roger Vadim et des musiques de Jean-Marie Sénia. Elle a participé au spectacle
Liturgie pour un monde de paix, avec la chanteuse Hélène Delavault, et joue actuellement une adaptation de
L’allée du Roi de Françoise Chandernagor.
Elle s’adonne volontiers à la lecture publique et participe activement au projet TEXTES & VOIX, pour lequel elle a lu de nombreux auteurs : Dominique Rolin, Michel Scheider, Andrée Chedid, Assia Djebar, Chadortt Djavann, Annie Ernaux, Régine Detambel...
En 1999, elle a publié Le cheval dans la pierre aux Editions Robert
Laffont.
Voir aussi : Allociné
/ Cité
des Artistes / Filmographie
/ Wikipedia
/ Evène
/ Alice
Cinéma
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