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18 septembre 2004

Texte

Divers textes inédits

Hommage à Hubert Selby Jr (Magic Cinema)

Auteur(s) Hubert Selby Jr
Acteur(s) Marc Betton
Date Le 18 septembre 2004
Lieu Cycle « Du livre au film »
Magic Cinéma de Bobigny

La manifestation

Pour tous ceux qui attendaient impatiemment la sortie de Waiting period de Hubert Selby Jr, dont la publication a une nouvelle fois été retardée en raison d’un problème de traduction (on parle désormais d’une parution en janvier), le Magic Cinéma de Bobigny rend hommage durant deux jours à l’écrivain américain. 

Cela se passe les 17 et 18 septembre 2004 avec la projection de Last exit to Brooklyn et de Inside Job (en avant première) le vendredi, et de Jour et nuit et Requiem for a dream le samedi.

Parallèlement, une lecture de nouvelles inédites par le comédien Marc Betton et une exposition de portraits de Hubert Selby Jr, photographié par Ludovic Cantais, sont au menu de ces deux journées.

L'acteur

Né en 1945 et l'un des plus vieux compagnons de Georges Lavaudant, Marc Betton a joué depuis 1973 dans une vingtaine de ses spectacles.

A vingt ans de distance, il reprend le rôle de Gloucester dans Le Roi Lear. En 1989, Georges Lavaudant lui confie, en première partie de Veracruz, un monologue de près d'une heure. Au théâtre, il a également travaillé sous la direction de Gabriel Monnet, Gildas Bourdet, Bruno Boëglin, Patrice Chéreau, Ariel Garcia-Valdès, François Rancillac, ou Catherine Marnas.

Il a tourné plus de vingt films, mis en scène par Raul Ruiz, Pierre Richard, Pascale Ferran, Laurent Heynemann, Gérard Vergez, ou Jean-Luc Godard, Claude Miller, entre autres. Parmi ses films les plus récents, on peut citer Marie et le loup (2004), Rois et reine (2004), La petite Lili (2003). Il a tourné aussi dans des séries pour la télévision.

A l'Odéon, on a pu le voir dans :
Le Temps et la Chambre - 1991 (mise en scène Patrice Chéreau)
et, mis en scène par Georges Lavaudant, dans :
Le Roi Lear (1996), Bienvenue (1996), Un Chapeau de Paille d'Italie (1997), Histoires de France (1997), Tambours dans la nuit et La Noce chez les petits-bourgeois (1998).

Il a lui-même mis en scène au Petit Odéon un texte de son écriture, Le buisson (1998) et en 2000, à Bobigny, La Mouette de Tchékov.

Voir aussi : Allociné / La lecture et les lecteurs / UnifranceFrance2.fr (PJ) / Editions Verdier / Théâtre Online / Wikipedia

Nos liens

Hubert Selby Jr : Authologies / Propagation du chaos / L'Express Livres / Wikipedia / Evène 

25 septembre 2004

Texte

Rimbaud est un autre

Thibault de Montalembert

Auteur(s) Al Berto, Philippe Claudel, Pierre Michon, Arthur Rimbaud
Acteur(s) Thibault de Montalembert
Date Le 25 septembre 2004
Lieu Auditorium de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse - ENMD (Charleville-Mézières)

La manifestation

Nombreux sont les auteurs qui se sont engagés sur les traces de Rimbaud, qui se sont nourris de son univers. La figure du poète est une source d’inspiration féconde. Sous la plume d’autres écrivains, elle se prolonge, se transforme, se réinvente. A travers leurs mots, Rimbaud est un autre.

Pour trois grands auteurs d’aujourd’hui, il est à la fois le sujet, l’inspirateur, le modèle. Dans une langue âpre et riche, Pierre Michon retrace son itinéraire de fils et de compagnon. Dans une nouvelle fulgurante, Philippe Claudel lui invente un autre voyageur, mais est-ce vraiment un autre ? Enfin, le poète portugais Al Berto, disparu brutalement en pleine jeunesse, lui dédie son dernier poème. Trois textes de forme très différente, qui entrent en résonance avec quelques poèmes de Rimbaud.

Pour cette lecture, proposée par TEXTES & VOIX et conçue par Nadine Eghels, on retrouvera - toujours avec plaisir - l'acteur Thibault de Montalembert.

Le  25 septembre 2004 à 20h30, lecture de fragments de :

  • Rimbaud le fils, de Pierre Michon

  • L’autre, de Philippe Claudel (in Les petites mécaniques)

  • La mort de Rimbaud, de Al Berto

Le texte

Rimbaud le fils, de Pierre Michon

« On dit que Vitalie Rimbaud, née Cuif, fille de la campagne et femme mauvaise, souffrante et mauvaise, donna le jour à Arthur Rimbaud. On ne sait pas si d’abord elle maudit et souffrit ensuite, ou si elle maudit d’avoir à souffrir et dans cette malédiction persista ; ou si anathème et souffrance liés comme les doigts de la main en son esprit se chevauchaient, s’échangeaient, se relançaient, de sorte qu’entre ses doigts noirs que leur contact irritait elle broyait sa vie, son fils, ses vivants et ses morts. »

« On dit qu’après Bruxelles, bien avant les champs de bananes Rimbaud revint au bercail ; que dans un grenier des Ardennes, à Roche, au beau milieu de terres et de bois où les paysans de la lignée maternelle avaient couché en vaines moissons leurs vies jusqu’à Vitalie Cuif, au temps de la moisson, cet effroyable jeune homme, cette brute, ce petit cœur de fille, écrivit Une saison en enfer ; que du moins, s’il la commença ailleurs, chez Baal, dans les métropoles où la civilisation était tombée sous la patte de Baal, la patte enfumée, futuriste, il la finit ici, dans ce trou rural hautement civilisé, dans la clarté antique des moissons. »

« On ne sait pas au juste ce qu’est la Saison ; on croit savoir seulement que c’est de la haute littérature, car ces deux voix, celle du roi d’adoration et celle du prophète hors de lui, qui sont toute la littérature, y combattent. C’est plus commenté que les Evangiles ; entre le chant céleste et le blasphème, on n’y voit pas vraiment clair ; c’est un renoncement qui ne renonce pas ; le oui et le non n’y sont pas démêlés ; et penchés là-dessus avec nos calottes de soie interminablement nous démêlons ce oui de ce non. On dit que tout l’Occident y vient buter ; que toutes ses contradictions y tournent comme dans une roue de moulin, s’y brisent  comme l’eau sur la roue, en ressortent intactes comme l’eau sur la roue. Comme l’eau dans la roue, on voit bien que ça exulte ; on ne peut décider si  cela met fin à l’Occident ou une fois de plus le relance ; mais à tort ou à raison on s’accorde à penser que c’est miracle d’écrire, à dix-neuf ans, dans un grenier des Ardennes, cette poignée de feuillets hermétiques comme Jean, abrupts comme Matthieu, métèques comme Marc, policés comme Luc ; et, comme Paul de Tarse, agressivement modernes, c’est-à-dire dressés contre le Livre, rivaux du Livre. Et bien sûr il y manque quelque chose : car ils n’ont, eux, ces feuillets, d’autre modèle évangélique que soi-même, fût-il un autre, pas l’autre véritablement, le pouilleux, le glorieux de Nazareth. C’est peut-être une vieillerie en regard de l’Evangile, la Saison. Qu’importe, c’est un de nos Evangiles, à présent. Il a gagné, le petit Jérémie, il a été plus fort que la littérature tout en restant dedans, il nous tient. »

*****

L’autre, de Philippe Claudel

« Ces quelques lignes et d’autres, lues dans un premier temps d’un regard léger, firent sur Frolon l’effet d’un cataclysme. Il eut soudainement l’impression, effroyable et chaleureuse à la fois, que la terre se dérobait sous ses pieds et que sa chute provoquée par quelques mots l’amenait vers les aspects les plus profonds et les plus secrets de son cœur, comme si ce poète qu’il ne connaissait pas en savait davantage sur son âme que sa propre épouse, qu’il chérissait, ou que lui-même. »

« Il put ainsi lire, dans un silence mystique, des phrases insoupçonnables qui lui parlaient de lui et des effrois du monde, et le faisaient un peu plus, à la lecture de chaque poème de cet étrange Rimbaud, approcher un frère absent. »

« Frolon perdit le sens du temps, des heures, des jours. Parfois, il lui semblait être parti de Tunis quelques semaines plus tôt, d’autres fois cela lui paraissait remonter à plusieurs années.

Frolon perdit le sens de lui-même et du monde, de la faim, de la soif, de la fatigue, des hommes, de Dieu, du silence et du mal, de son passé et de sa propre existence : il gagna des allures de prophète, un regard fixe comme le sont ceux des aveugles.

Dans ses sommeils songeurs, chaque nuit, l’ancien marchand errait dans un pays où des lettres majuscules formaient des falaises abruptes, et des mots taillés dans un schiste vert des remparts sur lesquels il glissait ses mains dans un voluptueux mouvement de caresse.

Il marcha de plus en plus dans son rêve. Oublia la géographie. Oublia jusqu’à son nom de l’ancienne vie. Se déclara Reïmbo, résolument. »

*****

Mort de Rimbaud, de Al Berto

« Il est vrai que j’ai passé ma vie à fuir, de ville en ville, avec un murmure tranchant sur les lèvres.
et j’ai traversé des villes et des rues sans nom, des routes, des ponts qui relient des ténèbres à d’autres ténèbres.
je marche comme j’ai toujours marché , en moi – déchirant des paysages, fendant les mers, dévorant des images. »

« Jamais le retour n’a été possible.
le véritable fugitif ne revient pas, il ne sait pas revenir. il réduit les continents à des distances mentales.
il apprend la langue des autres – et, au-dessus de lui, les constellations tracent le destin tourmenté des hommes. »

L'auteur

Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Son enfance est marquée par la présence autoritaire de sa mère, qui dut élever seule ses quatre enfants. Cette autorité n'exclua pas d'ailleurs une réelle affection.

Rimbaud se montre à l'école un élève sage et brillant. Il compose tôt ses premiers poèmes, inspirés au début par l'école parnassienne. En classe de rhétorique il rencontre un jeune professeur, Izambard, qui l'aide à mieux découvrir à littérature française. Les poèmes composés pendant cette période d'adolescence s'affranchissent progressivement des conventions littéraires.

En 1870 éclate la guerre entre la France et la Prusse. C'est l'époque des premières fugues vers Paris et la Belgique car Rimbaud étouffe dans l'univers dérisoire et mesquin de sa ville natale.
En 1871, Rimbaud compose la Lettre du Voyant , et son poème Le Bateau ivre . Ces textes sont essentiels pour comprendre la dimension radicalement nouvelle que Rimbaud veut donner à sa poésie. Séduit par Paris, fasciné par Verlaine qui l'y invite, Rimbaud coupe avec Charleville et se lance dans l'univers de la bohème littéraire de son époque.

Madame Verlaine prend l'ombrage de l'amitié de son mari et de Rimbaud. Au début, Rimbaud accepte de s'éloigner, puis Verlaine finit par le suivre en Belgique. En septembre 1872, ils partent tous deux en Angleterre. Cette période correspond à un moment intense de création lttéraire, Rimbaud écrivant alors ses poèms des Illuminations quoique les dates exactes de composition n'aient pu être précisées. La relation de Verlaine et de Rimbaud est très souvent orageuse. La rupture se fait en 1873 quand, à l'occasion d'une dispute, Verlaine tire sur Rimbaud et le blesse légèrement. Rentré chez lui, Rimbaud compose sa dernière oeuvre, Une Saison en enfer, sorte de confession autobiographique qu'il publie à compte d'auteur.

La deuxième partie de la vie de Rimbaud commence. Les voyages le mènent successivement en Italie, en Hollande, en Afrique, en Suède, au Danemark, à Chypre. Mais Rimbaud revient assez régulièrement passer la saison d'hiver à Charleville.

La dernière partie de la vie de Rimbaud se passe en Abyssinie. Il renie complètement son passé ainsi que toute forme de littérature. Il s'y livre à des activités d'exploration et de commerce. En 1891, il est obligé de rentrer à Marseille parce que son genou droit est atteint du cancer. Il est amputé. Il fait un dernier séjour dans les Ardennes, retourne à Marseilles et y meurt le 10 novembre 1891.

Arthur Rimbaud est un poète de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Son oeuvre poétique se compose :

- d'un recueil d'extrême jeunesse (Poésies)
- d'une oeuvre en prose (Une Saison en enfer)
- d'un recueil de poèmes en prose, révolutionnaires dans leur écriture (Les Illuminations)

Voir aussi : Théâtre Online / Mag4 / Rimbaud sur Dmoz/ODP / Wikipedia / Poésie Webnet / Evène / Arthurrimbaud.info

L'acteur

Après une formation au cours Florent avec Francis Huster, puis à l’Ecole de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre avec Patrice Chéreau, Jacques Doillon, Pierre Romans, Claude Stratz et Madeleine Marion, Thibault de Montalembert développe sa carrière au théâtre et au cinéma.

Au cinéma, il a tourné sous la direction de Costa Gavras, Arnaud Desplechin, Régis Wargnier, Jacques Doillon, Patrice Chéreau, Marion Vernoux, Jean-Marc Barr, Denys Arcand… Il a également participé à de nombreux films pour la télévision.

Au théâtre, il a travaillé avec Christian Rist, Jeanne Champagne, Pierre Romans, Patrice Chéreau, Luc Bondy, Thierry de Peretti (Valparaiso, de Don de Lillo), Alfredo Arias (La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas)…

Pensionnaire de la Comédie-Française, il a travaillé sous la direction de Jean-Luc Boutté, Marcel Bluwal, Jean-Paul Roussillon, Simon Eine. Il a interprété récemment le Hamlet de Jules Laforgue, au Festival d’Avignon de 2001 puis, en 2003, à la Maison de la Poésie (Théâtre Molière). 

Au cours de la saison 2005-2006, il était au centre de Coloured Plates, d’après Les Illuminations d’Arthur Rimbaud, dans une mise en scène de Thierry de Peretti, en tournée en France et au Théâtre de la Ville à Paris. En 2006, il a joué dans Trahisons de Pinter (mise en scène de Philippe Lanton) à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, et a mis en scène la Lettre au père de Kafka au Théâtre de la Bastille.

Voir aussi : Entracte / Allociné / DVDToile / Théâtre Online / Wikipedia / Evène / Cinémovies

Nos liens

Site de la Ville de Charleville-Mézières / Dépliant culturel sept-oct-nov 2004
Les 150 ans d'Arthur Rimbaud / L'année Rimbaud à Charleville-Mézières 

30 septembre 2004

Texte

La réfutation majeure (éditions Verticales), de Pierre Senges et Le narrateur (éditions Mercure de France), d’Anne Serre

La réfutation majeure - Pierre Senges

Auteur(s) Pierre Senges et Anne Serre
Acteur(s) Thibault de Montalembert et Dominique Reymond
Date Le 30 septembre 2004
Lieu Cycle « En compagnie du CNL : de l’écriture à la lecture »
Centre national du livre

Le texte

« D’aucuns ont entendu parler d’un livre intitulé Refutatio major, faussement attribué à don Antonio de Guevara, dans lequel ledit Antonio prétend qu’il ne peut exister de Nouveau Monde, seulement des chimères & de malveillantes rumeurs & des inventions colportées par quelques intrigants. Ces mêmes personnes affirment que les raisons avancées par ledit Antonio sont fort déconcertantes. »

La réfutation majeure (Pierre Senges)

« Presque tous les romans racontent une histoire avec un personnage central et quelquefois un narrateur qui ne se confond pas avec lui. Le narrateur du Narrateur n’est pas celui auquel on s’attendrait. C’est quelqu’un d’autre, et qui ne dit jamais « je », mais qui suit à la trace un monsieur très normal (à ceci près qu’il est lui aussi narrateur, c’est-à-dire sans doute romancier) dans une limpide histoire d’amour où tous les autres personnages se conduisent d’une façon embarrassée ou équivoque, justement parce qu’ils devinent ou n’ignorent pas son activité de narrateur, de voleur plus ou moins innocent, partout où se présente un être, une situation, un décor ou un paysage qu’il pourrait s’approprier pour un de ses romans. Il se sent lui-même si troublé qu’il a préféré n’être pour une fois qu’un personnage, laisser faire l’auteur qui, sur ce thème, et à son habitude, danse littéralement une histoire toute de fantaisie délicate, d’intelligence et de vérité. »

Le narrateur (Anne Serre)

L'auteur

Pierre Senges est né en 1968.

Il est l’auteur de Veuves au maquillage, Ruines-de-Rome, Essais fragiles d’aplomb et, avec le dessinateur Killoffer, de Géométrie dans la poussière.

Il est l’auteur pour France Culture de nombreuses fictions radiophoniques et a récemment publié L’idiot et les hommes de paroles chez Bayard (2005).

Voir aussi : Evène / Editions Verticales / Arald.org / Remue.net / Wikipedia


Anne Serre, née à Bordeaux en 1960, est l’auteur de plusieurs livres.

Elle vient à Paris faire ses études de lettres. Elle y fera deux rencontres fondamentales, autant dans sa formation personnelle que dans son rapport à l'écriture : Julien Gracq avec qui elle aura un rendez-vous hebdomadaire pendant deux ans, et Alain Cuny qu'elle fréquentera jusqu'à sa mort.

Elle commence à publier à l'âge de vingt ans de courts textes dans des revues, notamment Obsidiane et la NRF. Liée à un groupe de jeunes poètes anglais, elle s'intéresse à l'œuvre de Auden, Ted Hughes, Marianne Moore ou Brodsky.

Son premier livre, Les Gouvernantes, a reçu un accueil à la fois intrigué et très favorable de la critique. Par son style et son écriture, elle est reconnue comme appartenant à la modernité littéraire. A ce titre, son œuvre a fait l'objet d'une étude par Jean-Pierre Richard (Essais de critique buissonnière, 1999,Gallimard).

Elle a reçu prix de la Fondation Charles Oulmont pour Le Cheval blanc d'Uffington (Mercure de France, 2002).

Voir aussi : Editions Verdier / Evène / Wikipedia

L'acteur

Après une formation au cours Florent avec Francis Huster, puis à l’Ecole de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre avec Patrice Chéreau, Jacques Doillon, Pierre Romans, Claude Stratz et Madeleine Marion, Thibault de Montalembert développe sa carrière au théâtre et au cinéma.

Au cinéma, il a tourné sous la direction de Costa Gavras, Arnaud Desplechin, Régis Wargnier, Jacques Doillon, Patrice Chéreau, Marion Vernoux, Jean-Marc Barr, Denys Arcand… Il a également participé à de nombreux films pour la télévision.

Au théâtre, il a travaillé avec Christian Rist, Jeanne Champagne, Pierre Romans, Patrice Chéreau, Luc Bondy, Thierry de Peretti (Valparaiso, de Don de Lillo), Alfredo Arias (La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas)…

Pensionnaire de la Comédie-Française, il a travaillé sous la direction de Jean-Luc Boutté, Marcel Bluwal, Jean-Paul Roussillon, Simon Eine. Il a interprété récemment le Hamlet de Jules Laforgue, au Festival d’Avignon de 2001 puis, en 2003, à la Maison de la Poésie (Théâtre Molière). 

Au cours de la saison 2005-2006, il était au centre de Coloured Plates, d’après Les Illuminations d’Arthur Rimbaud, dans une mise en scène de Thierry de Peretti, en tournée en France et au Théâtre de la Ville à Paris. En 2006, il a joué dans Trahisons de Pinter (mise en scène de Philippe Lanton) à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, et a mis en scène la Lettre au père de Kafka au Théâtre de la Bastille.

Voir aussi : Entracte / Allociné / DVDToile / Théâtre Online / Wikipedia / Evène / Cinémovies


Dominique Reymond est une actrice française née en Suisse.

Elève au Conservatoire de Genève, Dominique Reymond a ensuite pour professeur à Chaillot Antoine Vitez. Cette grande actrice de théâtre - qui travaille avec Sobel, Grüber ou encore Lassalle - fait sa première apparition à l'écran en 1984 dans Pinot simple flic, puis on l'aperçoit chez Dupeyron, Chabrol et Philippe Garrel (La Naissance de l'amour en 1993). Mais les spectateurs ne la découvrent véritablement qu'en 1996 : dans Y aura-t-il de la neige à Noel ?, conte de fées d'hiver en milieu rural signé Sandrine Veysset, elle campe avec délicatesse une mère-courage douce et bienveillante, prestation qui lui vaut le Prix de la Meilleure actrice au Festival du film de Paris.

Avec sa voix grave et son allure élégante, Dominique Reymond s'impose bientôt comme une comédienne aussi discrète que précieuse. Si on lui confie souvent des rôles de mère (Sade, Presque rien), l'actrice n'hésite pas à prendre part à des oeuvres dérangeantes, comme Dans ma peau de Marina De Van, le quasi-expérimental Process ou encore Ma mère, adaptation de Bataille par Christophe Honoré. Olivier Assayas permet à l'actrice de dévoiler l'étendue de son talent, en l'engageant aussi bien pour Les Destinées sentimentales (2000), film d'époque dans lequel elle incarne la soeur du Pasteur Berling, que pour Demonlover, thriller hi-tech qui la voit se transformer en executive woman glaciale. L'année 2005 est marquée par les retrouvailles de la comédienne avec Sandrine Veysset (Il sera une fois).

Elle a travaillé au théâtre avec notamment Antoine VITEZ "La Mouette", "Falch", " l'Echange ", Bernard SOBEL "La Forêt", "La Ville", "Tartuffe"; Jacques LASSALLE "L'heureux stratagème", Klaus Mikaël Grüber "La mort de Danton", Brigitte JAQUES "Mme Klein", Bruno BAYEN "Weinnarland", Jacques REBOTIER "Eloge de l’Ombre".

Elle a également travaillé au cinéma avec Robert ENRICO, " Zone rouge ", François DUPEYRON " Drôle d'endroit pour une rencontre ", Philippe GARREL " La naissance de l'amour ", Sandrine VEYSSET " Y aura-t-il de la neige à Noël " et à la télévision avec Serge MEYNARD et Catherine CORSINI.

Voir aussi : Zelig-fr / Actrices de France / Allociné / Théâtre Online

Nos documents

Invitation à la lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004 Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004 Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004 Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004
Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004 Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004 Lecture "Textes & Voix" du 30 septembre 2004  

Nos liens

La réfutation majeure : Politis / Humanité Presse / Ed. Verticales 
Le narrateur : Fabula / Mercure de France 

4 octobre 2004

Texte

La reine du silence (éditions Gallimard)

La reine du silence - Marie Nimier

Auteur(s) Marie Nimier
Acteur(s) Nathalie Richard
Date Le 4 octobre 2004
Lieu Reid Hall (Columbia University Paris)

Le texte

Marie Nimier, auteur de huit romans, ose avec ce nouveau livre s’attacher à la figure de son père, Roger Nimier. Elle explore l’amas de tôles froissées, interrogeant avec gravité le destin de cet écrivain que ses amis décrivent tour à tour, et parfois simultanément, comme un être désinvolte, sérieux, menteur, loyal, tendre, indifférent et malhabile de ses sentiments comme on est maladroit de ses mains :

« Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son Aston Martin s’est écrasée contre le parapet d’un pont. Je n’étais pas dans la voiture. J’avais cinq ans.
De lui, il me reste peu de souvenirs, et quelques trésors : une montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales : QUE DIT LA REINE DU SILENCE ?
Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre pour la petite fille que j’étais, énigme cruelle et envoûtante, qui résume toute la difficulté du métier d’enfant. Enigme qui, à l’époque, se formulait ainsi : Que pourrait bien dire la Reine du silence sans y perdre son titre, et l’affection de son papa ? Ou encore : comment, à la fois, parler, et ne pas parler ? J’étais coincée. Prise au piège de l’intelligence paternelle. »

L'auteur

Née à Paris en 1957 mais résidant désormais en Normandie, Marie Nimier débute à quinze ans sa carrière artistique en intégrant une chorale. Son rêve d'alors : devenir comédienne ou chanteuse. Elle multiplie les participations dans des créations théâtrales ou musicales, et commence même à gagner sa vie en chantant au sein des Jeunesses musicales de France, mais le succès n'étant pas au rendez-vous, elle abandonne tout espoir de réaliser son rêve.

Pourtant, elle se découvre une nouvelle passion pour l'écriture, qui se révélera bien plus concluant cette fois-ci ; et elle publie à 28 ans son premier roman, Sirène, sur l'histoire d'une jeune femme suicidaire.

Suivant les traces de son père, le fulgurant Hussard Roger Nimier, Marie Nimier est romancière et auteur d'une dizaine de romans, parmi lesquels : Anatomie d'un choeur, L'Hypnotisme à la portée de tous, Celui qui court derrière l'oiseau, Domino, La Nouvelle Pornographie et La Reine du silence. Après une jeunesse de militante gauchiste et d'étudiante en théâtre et en littérature, elle commence à gagner sa vie en chantant au sein des Jeunesses musicales de France, mais très vite l'écriture s'impose à elle.

Elle s'est aussi essayée au théâtre et à la chanson, et a même été lauréate de la Bourse Villa Medicis hors les murs en 1992. Marie Nimier a en outre publié quelques livres pour enfants chez Albin Michel-Jeunesse.

Voir aussi : Evène / L'Internaute / Gallimard / Le Figaro / Bibliobs / Marienimier.com / Wikipedia

L'acteur

Née en 1963, Nathalie Richard se lance dans l'apprentissage de l'art dramatique au début des années 80, d'abord sous l'égide de Blanche Salant, puis en intégrant le Conservatoire National en 1983, d'où elle ressortira diplômée en 1986.

Alors qu'elle avait déjà travaillé à la télévision, la jeune comédienne va désormais alterner théâtre et cinéma, dans un registre “cinéma d'auteur intimiste” qu'elle n'abandonnera jamais, imprimant durablement son visage d'albâtre à l'œil du cinéphile.

Au théâtre, elle joue sous la houlette de Jean-Pierre Vincent ("On ne badine pas avec l'amour" de Musset), de Jean-Claude Fall ("Par les villages" de Peter Handke), de Hans Peter Cloos ("Le malade imaginaire" de Molière), de André Engel ("Les légendes de la fôret viennoise" de Odön von Hörvath) ou encore de Laurent Pelly ("Peine d'amour perdues" de Shakespeare).

Au cinéma, on la remarque tout d'abord dans des courts métrages et, plus tard, dans des longs métrages avec, entre autres, Jacques Rivette, rencontre qui sera déterminante pour sa carrière cinématographique.

Voir aussi : Cinémapassion / Actrices de France / Allociné / Wikipedia

Nos documents

Invitation à la lecture "Textes & Voix" du 4 octobre 2004

Lecture "Textes & Voix" du 4 octobre 2004  Lecture "Textes & Voix" du 4 octobre 2004

Lecture "Textes & Voix" du 4 octobre 2004  Lecture "Textes & Voix" du 4 octobre 2004

15 octobre 2004

Texte

Textes divers

Lire en Fête 2004 - Littératures métisses

Auteur(s) Théo Hakola, Baltasar Porcel et Vasco de Graça Moura

Hommage à la poétesse portugaise, Sophia de Mello Brayner

Acteur(s) Marie Christine Barrault
Date Le 15 octobre 2004
Lieu

Le texte

"J'ai eu des amis qui mouraient, des amis qui partaient
D'autres qui brisaient leur visage contre le temps
J'ai haï ce qui était facile
Je me suis cherchée dans la lumière, dans la mer,
dans le vent"
    Sophia de Mello Breyner (traduction Michel Chandeigne)

La manifestation et les auteurs

Le festival Littératures métisses devient l'un des temps forts de Lire en fête, et propose du 15 au 23 octobre 2004 une manifestation pour célébrer le plaisir de lire et le partage des littératures étrangères : plus d'une dizaine d'écrivains européens ou américains (déjà bien connus en France ou à découvrir...) dont Alberto Manguel (invité d'honneur du 20e anniversaire de l'Office du Livre), Jerome Charyn (États-Unis), Vasco Graça Moura (Portugal), Theo Hakola (États-Unis), Xavier Hanotte (Belgique), Douglas Kennedy (États-Unis), Terézia Mora (Hongrie/Allemagne), Baltasar Porcel (Catalogne/Espagne), José Manuel Prieto (Cuba), Madison Smartt Bell (États-Unis), Brina Svit (Slovénie)... iront à la rencontre de nombreux publics dans les librairies et les bibliothèques d'une vingtaine de villes des 4 départements de Poitou-Charentes.

Cette année, la programmation coordonnée par l'Office du livre de Poitou-Charentes, en étroite collaboration avec plusieurs partenaires régionaux : librairies, bibliothèques départementales de prêt, médiathèque de Poitiers et de grandes villes associées à l'itinérance en Poitou-Charentes, université, etc. ainsi que certains partenaires à l'étranger (instituts culturels, ...) sera diversifiée par des lectures par des comédiens, des débats et entretiens avec des écrivains, des spectacles... et enrichie par une série de rencontres organisées par l'Université de Poitiers, dans la semaine du 18 octobre.

==> Présentation et programmation du festival
==> Lecture Textes & Voix du 30 mai 2004

L'acteur

Comédienne, Marie-Christine Barrault a débuté sa carrière au cinéma, avec le réalisateur Eric Rohmer. Elle a ensuite tourné sous la direction de Jean-Charles Tacchella, Francis Girod, André Delvaux, Woody Allen, Volker Schloendorf, Andrzej Wajda. 

Au théâtre, elle s'est mise au service d'auteurs tels que Flaubert, Sarraute, Duras.

Elle continue, depuis, à alterner des rôles pour le cinéma, pour le théâtre - avec notamment les metteurs en scène Roger Planchon, Jacques Rosner, Gabriel Garran -, et pour la télévision, où elle sera l'interprète favorite de Claude Santelli et de Roger Vadim.

Elle a créé au Théâtre des Bouffes du Nord L’Homme rêvé, spectacle musical sur des textes de Roger Vadim et des musiques de Jean-Marie Sénia. Elle a participé au spectacle Liturgie pour un monde de paix, avec la chanteuse Hélène Delavault, et joue actuellement une adaptation de L’allée du Roi de Françoise Chandernagor. 

Elle s’adonne volontiers à la lecture publique et participe activement au projet TEXTES & VOIX, pour lequel elle a lu de nombreux auteurs : Dominique Rolin, Michel Scheider, Andrée Chedid, Assia Djebar, Chadortt Djavann, Annie Ernaux, Régine Detambel... 

En 1999, elle a publié Le cheval dans la pierre aux Editions Robert Laffont.

Voir aussi : Allociné / Cité des Artistes / Filmographie / Wikipedia / Evène / Alice Cinéma

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Textes & Voix © 2002

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Révisé le 18-10-2009