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Texte
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Rimbaud
est un autre
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Auteur(s) |
Al
Berto, Philippe Claudel, Pierre Michon, Arthur Rimbaud
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Acteur(s) |
Thibault
de Montalembert
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Date |
Du 2 au 6 juin 2004
Invitation
et informations pratiques
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Lieu |
Maison de la Poésie de Paris
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La manifestation
Nombreux sont les auteurs qui se sont engagés sur les
traces de Rimbaud, qui se sont nourris de son univers. La figure du poète est
une source d’inspiration féconde. Sous la plume d’autres écrivains, elle
se prolonge, se transforme, se réinvente. A travers leurs mots, Rimbaud est un
autre.
Pour trois grands auteurs d’aujourd’hui, il est à la
fois le sujet, l’inspirateur, le modèle. Dans une langue âpre et riche,
Pierre Michon retrace son itinéraire de fils et de compagnon. Dans une nouvelle
fulgurante, Philippe Claudel lui invente un autre voyageur, mais est-ce vraiment
un autre ? Enfin, le poète portugais Al Berto, disparu brutalement en
pleine jeunesse, lui dédie son dernier poème. Trois textes de forme très différente,
qui entrent en résonance avec quelques poèmes de Rimbaud.
Pour cette lecture, proposée par TEXTES & VOIX et conçue
par Nadine Eghels, on retrouvera avec bonheur Thibault de Montalembert, après
le succès du Hamlet de Jules Laforgue, présenté la saison dernière à
la Maison de la Poésie.
Du 2 au 6 juin 2004 à 19h, lecture de fragments de :
-
Rimbaud le fils, de Pierre Michon
-
L’autre, de Philippe Claudel (in Les
petites mécaniques)
-
La mort de Rimbaud, de Al Berto
-
Et quelques poèmes d’ Arthur Rimbaud
Le samedi 5 juin à 17 h :
- Ecrire un autre Rimbaud - Rencontre avec Philippe Claudel, Pierre
Michon, Thibault de Montalembert
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Le texte
Rimbaud le fils, de Pierre Michon
« On dit que Vitalie Rimbaud, née
Cuif, fille de la campagne et femme mauvaise, souffrante et mauvaise, donna le
jour à Arthur Rimbaud. On ne sait pas si d’abord elle maudit et souffrit
ensuite, ou si elle maudit d’avoir à souffrir et dans cette malédiction
persista ; ou si anathème et souffrance liés comme les doigts de la main
en son esprit se chevauchaient, s’échangeaient, se relançaient, de sorte
qu’entre ses doigts noirs que leur contact irritait elle broyait sa vie, son
fils, ses vivants et ses morts. »
« On dit qu’après Bruxelles, bien
avant les champs de bananes Rimbaud revint au bercail ; que dans un grenier
des Ardennes, à Roche, au beau milieu de terres et de bois où les paysans de
la lignée maternelle avaient couché en vaines moissons leurs vies jusqu’à
Vitalie Cuif, au temps de la moisson, cet effroyable jeune homme, cette brute,
ce petit cœur de fille, écrivit Une saison en enfer ; que du
moins, s’il la commença ailleurs, chez Baal, dans les métropoles où la
civilisation était tombée sous la patte de Baal, la patte enfumée, futuriste,
il la finit ici, dans ce trou rural hautement civilisé, dans la clarté antique
des moissons. »
« On ne sait pas au juste ce qu’est
la Saison ; on croit savoir seulement que c’est de la haute littérature,
car ces deux voix, celle du roi d’adoration et celle du prophète hors de lui,
qui sont toute la littérature, y combattent. C’est plus commenté que les
Evangiles ; entre le chant céleste et le blasphème, on n’y voit pas
vraiment clair ; c’est un renoncement qui ne renonce pas ; le oui et
le non n’y sont pas démêlés ; et penchés là-dessus avec nos calottes
de soie interminablement nous démêlons ce oui de ce non. On dit que tout
l’Occident y vient buter ; que toutes ses contradictions y tournent comme
dans une roue de moulin, s’y brisent comme
l’eau sur la roue, en ressortent intactes comme l’eau sur la roue. Comme
l’eau dans la roue, on voit bien que ça exulte ; on ne peut décider si cela met fin à l’Occident ou une fois de plus le relance ;
mais à tort ou à raison on s’accorde à penser que c’est miracle d’écrire,
à dix-neuf ans, dans un grenier des Ardennes, cette poignée de feuillets hermétiques
comme Jean, abrupts comme Matthieu, métèques comme Marc, policés comme Luc ;
et, comme Paul de Tarse, agressivement modernes, c’est-à-dire dressés contre
le Livre, rivaux du Livre. Et bien sûr il y manque quelque chose : car ils
n’ont, eux, ces feuillets, d’autre modèle évangélique que soi-même, fût-il
un autre, pas l’autre véritablement, le pouilleux, le glorieux de
Nazareth. C’est peut-être une vieillerie en regard de l’Evangile, la Saison.
Qu’importe, c’est un de nos Evangiles, à présent. Il a gagné, le petit Jérémie,
il a été plus fort que la littérature tout en restant dedans, il nous tient. »
*****
L’autre, de Philippe Claudel
« Ces quelques lignes et d’autres,
lues dans un premier temps d’un regard léger, firent sur Frolon l’effet
d’un cataclysme. Il eut soudainement l’impression, effroyable et chaleureuse
à la fois, que la terre se dérobait sous ses pieds et que sa chute provoquée
par quelques mots l’amenait vers les aspects les plus profonds et les plus
secrets de son cœur, comme si ce poète qu’il ne connaissait pas en savait
davantage sur son âme que sa propre épouse, qu’il chérissait, ou que lui-même. »
« Il put ainsi lire, dans un silence
mystique, des phrases insoupçonnables qui lui parlaient de lui et des effrois
du monde, et le faisaient un peu plus, à la lecture de chaque poème de cet étrange
Rimbaud, approcher un frère absent. »
« Frolon perdit le sens du temps, des
heures, des jours. Parfois, il lui semblait être parti de Tunis quelques
semaines plus tôt, d’autres fois cela lui paraissait remonter à plusieurs
années.
Frolon perdit le sens de lui-même et du
monde, de la faim, de la soif, de la fatigue, des hommes, de Dieu, du silence et
du mal, de son passé et de sa propre existence : il gagna des allures de
prophète, un regard fixe comme le sont ceux des aveugles.
Dans ses sommeils songeurs, chaque nuit,
l’ancien marchand errait dans un pays où des lettres majuscules formaient des
falaises abruptes, et des mots taillés dans un schiste vert des remparts sur
lesquels il glissait ses mains dans un voluptueux mouvement de caresse.
Il marcha de plus
en plus dans son rêve. Oublia la géographie. Oublia jusqu’à son nom de
l’ancienne vie. Se déclara Reïmbo, résolument. »
*****
Mort de Rimbaud, de Al Berto
« Il est vrai que j’ai passé ma vie
à fuir, de ville en ville, avec un murmure tranchant sur les lèvres.
et j’ai traversé des villes et des rues sans nom, des routes, des ponts qui
relient des ténèbres à d’autres ténèbres.
je marche comme j’ai toujours marché , en moi – déchirant des
paysages, fendant les mers, dévorant des images. »
« Jamais le retour n’a été
possible.
le véritable fugitif ne revient pas, il ne sait pas revenir. il réduit les
continents à des distances mentales.
il apprend la langue des autres – et, au-dessus de lui, les constellations
tracent le destin tourmenté des hommes. »
|
L'auteur
Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854, à
Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Son enfance est marquée par la présence
autoritaire de sa mère, qui dut élever seule ses quatre enfants. Cette autorité
n'exclua pas d'ailleurs une réelle affection.
Rimbaud se montre à l'école un élève sage et brillant. Il compose tôt ses
premiers poèmes, inspirés au début par l'école parnassienne. En classe de rhétorique
il rencontre un jeune professeur, Izambard, qui l'aide à mieux découvrir à
littérature française. Les poèmes composés pendant cette période
d'adolescence s'affranchissent progressivement des conventions littéraires.
En 1870 éclate la guerre entre la France et la Prusse. C'est l'époque des
premières fugues vers Paris et la Belgique car Rimbaud étouffe dans l'univers
dérisoire et mesquin de sa ville natale.
En 1871, Rimbaud compose la Lettre du Voyant , et son poème Le Bateau
ivre . Ces textes sont essentiels pour comprendre la dimension radicalement
nouvelle que Rimbaud veut donner à sa poésie. Séduit par Paris, fasciné par
Verlaine qui l'y invite, Rimbaud coupe avec Charleville et se lance dans
l'univers de la bohème littéraire de son époque.
Madame Verlaine prend l'ombrage de l'amitié de son mari et de Rimbaud. Au début,
Rimbaud accepte de s'éloigner, puis Verlaine finit par le suivre en Belgique.
En septembre 1872, ils partent tous deux en Angleterre. Cette période
correspond à un moment intense de création lttéraire, Rimbaud écrivant alors
ses poèms des Illuminations quoique les dates exactes de composition
n'aient pu être précisées. La relation de Verlaine et de Rimbaud est très
souvent orageuse. La rupture se fait en 1873 quand, à l'occasion d'une dispute,
Verlaine tire sur Rimbaud et le blesse légèrement. Rentré chez lui, Rimbaud
compose sa dernière oeuvre, Une Saison en enfer, sorte de confession
autobiographique qu'il publie à compte d'auteur.
La deuxième partie de la vie de Rimbaud commence. Les voyages le mènent
successivement en Italie, en Hollande, en Afrique, en Suède, au Danemark, à
Chypre. Mais Rimbaud revient assez régulièrement passer la saison d'hiver à
Charleville.
La dernière partie de la vie de Rimbaud se passe en Abyssinie. Il renie
complètement son passé ainsi que toute forme de littérature. Il s'y livre à
des activités d'exploration et de commerce. En 1891, il est obligé de rentrer
à Marseille parce que son genou droit est atteint du cancer. Il est amputé. Il
fait un dernier séjour dans les Ardennes, retourne à Marseilles et y meurt le
10 novembre 1891.
Arthur Rimbaud est un poète de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Son oeuvre poétique se compose :
- d'un recueil d'extrême jeunesse (Poésies)
- d'une oeuvre en prose (Une Saison en enfer)
- d'un recueil de poèmes en prose, révolutionnaires dans leur écriture (Les Illuminations)
Voir aussi : Théâtre
Online / Mag4 / Rimbaud
sur Dmoz/ODP / Wikipedia
/ Poésie
Webnet / Evène
/ Arthurrimbaud.info
|
L'acteur
Après une formation au cours Florent avec Francis Huster, puis à l’Ecole
de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre avec Patrice Chéreau,
Jacques Doillon, Pierre Romans, Claude Stratz et Madeleine Marion, Thibault
de Montalembert développe sa carrière au théâtre et au cinéma.
Au cinéma, il a tourné sous la direction de Costa Gavras,
Arnaud Desplechin, Régis Wargnier, Jacques Doillon, Patrice Chéreau, Marion
Vernoux, Jean-Marc Barr, Denys Arcand… Il a également participé à de
nombreux films pour la télévision.
Au théâtre, il a travaillé avec Christian Rist, Jeanne
Champagne, Pierre Romans, Patrice Chéreau, Luc Bondy, Thierry de Peretti (Valparaiso,
de Don de Lillo), Alfredo Arias (La Dame aux camélias, d’Alexandre
Dumas)…
Pensionnaire de la Comédie-Française, il a travaillé
sous la direction de Jean-Luc Boutté, Marcel Bluwal, Jean-Paul Roussillon,
Simon Eine. Il a interprété récemment le Hamlet de Jules
Laforgue, au Festival d’Avignon de 2001 puis, en 2003, à la Maison de la
Poésie (Théâtre Molière).
Au cours de la saison 2005-2006, il était au centre de Coloured
Plates, d’après Les Illuminations d’Arthur Rimbaud, dans une
mise en scène de Thierry de Peretti, en tournée en France et au Théâtre de
la Ville à Paris. En 2006, il a joué dans Trahisons de Pinter (mise en
scène de Philippe Lanton) à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, et a mis en
scène la Lettre au père de Kafka au Théâtre de la Bastille.
Voir aussi : Entracte
/ Allociné
/ DVDToile
/ Théâtre
Online / Wikipedia
/ Evène
/ Cinémovies
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Nos documents
Invitation
et informations pratiques

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Texte
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J’ai tendu des cordes de clocher à clocher, poèmes et correspondance
d’Arthur Rimbaud
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Auteur(s) |
Arthur Rimbaud
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Acteur(s) |
Robin Renucci
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Date |
Les 12 et 13 juin 2004
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Lieu |
Avec le funambule Didier Pasquette, sur la Place Ducale à Charleville Mézières
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La manifestation
in L'Ardennais 12-13 juin 2004
Deux soirs de suite, pendant 40 minutes, à la tombée de la nuit, le
funambule Didier Pasquette traversera la place Ducale à la hauteur des toitures
des pavillons. Aux mêmes instants, le comédien Robin Renucci lira des textes
d'Arthur Rimbaud, ce choix de correspondances et de poèmes suivra "au fil
des ans" la vie du poète.
L'idée de ce spectacle J’ai tendu des cordes de clocher à clocher
n'était pas la plus simple à réaliser dans tout le programme du 150e
anniversaire de la naissance d'Arthur Rimbaud à Charleville.
Un spectacle plein d'intensité... les yeux vers le ciel.
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L'auteur
Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854, à
Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Son enfance est marquée par la présence
autoritaire de sa mère, qui dut élever seule ses quatre enfants. Cette autorité
n'exclua pas d'ailleurs une réelle affection.
Rimbaud se montre à l'école un élève sage et brillant. Il compose tôt ses
premiers poèmes, inspirés au début par l'école parnassienne. En classe de rhétorique
il rencontre un jeune professeur, Izambard, qui l'aide à mieux découvrir à
littérature française. Les poèmes composés pendant cette période
d'adolescence s'affranchissent progressivement des conventions littéraires.
En 1870 éclate la guerre entre la France et la Prusse. C'est l'époque des
premières fugues vers Paris et la Belgique car Rimbaud étouffe dans l'univers
dérisoire et mesquin de sa ville natale.
En 1871, Rimbaud compose la Lettre du Voyant , et son poème Le Bateau
ivre . Ces textes sont essentiels pour comprendre la dimension radicalement
nouvelle que Rimbaud veut donner à sa poésie. Séduit par Paris, fasciné par
Verlaine qui l'y invite, Rimbaud coupe avec Charleville et se lance dans
l'univers de la bohème littéraire de son époque.
Madame Verlaine prend l'ombrage de l'amitié de son mari et de Rimbaud. Au début,
Rimbaud accepte de s'éloigner, puis Verlaine finit par le suivre en Belgique.
En septembre 1872, ils partent tous deux en Angleterre. Cette période
correspond à un moment intense de création lttéraire, Rimbaud écrivant alors
ses poèms des Illuminations quoique les dates exactes de composition
n'aient pu être précisées. La relation de Verlaine et de Rimbaud est très
souvent orageuse. La rupture se fait en 1873 quand, à l'occasion d'une dispute,
Verlaine tire sur Rimbaud et le blesse légèrement. Rentré chez lui, Rimbaud
compose sa dernière oeuvre, Une Saison en enfer, sorte de confession
autobiographique qu'il publie à compte d'auteur.
La deuxième partie de la vie de Rimbaud commence. Les voyages le mènent
successivement en Italie, en Hollande, en Afrique, en Suède, au Danemark, à
Chypre. Mais Rimbaud revient assez régulièrement passer la saison d'hiver à
Charleville.
La dernière partie de la vie de Rimbaud se passe en Abyssinie. Il renie
complètement son passé ainsi que toute forme de littérature. Il s'y livre à
des activités d'exploration et de commerce. En 1891, il est obligé de rentrer
à Marseille parce que son genou droit est atteint du cancer. Il est amputé. Il
fait un dernier séjour dans les Ardennes, retourne à Marseilles et y meurt le
10 novembre 1891.
Arthur Rimbaud est un poète de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Son oeuvre poétique se compose :
- d'un recueil d'extrême jeunesse (Poésies)
- d'une oeuvre en prose (Une Saison en enfer)
- d'un recueil de poèmes en prose, révolutionnaires dans leur écriture (Les Illuminations)
Voir aussi : Théâtre
Online / Mag4 / Rimbaud
sur Dmoz/ODP / Wikipedia
/ Poésie
Webnet / Evène
/ Arthurrimbaud.info
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L'acteur
Robin Renucci est un immense acteur.
Au théâtre, il a travaillé avec Marcel Bluwal, Roger Planchon, Antoine
Vitez, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Miquel...
En 1998, il fonde les Rencontres Internationales de Théâtre en Haute-Corse.
Cette manifestation est désormais devenue un rendez-vous annuel international
du théâtre populaire.
Au cinéma, depuis Eaux profondes de Michel Deville jusqu'aux Enfants
du siècle de Diane Kurys, il a tourné entre autres avec Claude Chabrol,
Jacques Deschamps, Jean-Jacques Tachella, et pour la télévision avec Nina
Companeez, Pierre Boutron, Caroline Huppert.
Voir aussi : Allociné
/ Cité
des Artistes / Wikipedia /
Acteur,
cinéma et Cie / Ciné.voilà.fr
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Le funambule
Qu’on l’appelle danseur de corde, fil-de-fériste ou orichalcien, le
funambule est de la famille des équilibristes et le funambulisme la forme la
plus prisée de l’acrobatie.
Didier
Pasquette se situe à mi-chemin de ces traditions. Formé au
Centre National des Arts du Cirque, il présente ses numéros dans le monde
entier.
En 1989, il fait un cabré sur la roue arrière d’une bicyclette, puis un
grand écart et une traversée sur la selle d’un monocycle entre les tours de
la basilique de l’Épine. De 1993 à 1998, il forme un duo avec Jade
Kindar-Martin et se produit jusqu’en Asie. Le 14 septembre 1997, il accomplit
une traversée de la Tamise, à 45 mètres de hauteur et sur une longueur de 480
mètres. "Je ne fais pas ce métier-là pour me tuer !" rappelle-t-il
cependant. Sa sensation préférée est celle du premier pas, ce moment où un
pied est dans le vide...
Après une formation en Chine (avec la troupe acrobatique du Jiangxi) et un diplôme
du Centre national des arts du cirque, Didier Pasquette enchaîne les
spectacles, les festivals, les tournées internationales et les prouesses en
tant que funambule de grande hauteur, dont :
- Le spectacle « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne
au stade de France en 2005
- La Grande marche, traversée d'une avenue à Tunis en 2005 et pour
« les nuits blanches » à Rome en 2005
- « J"ai tendu des cordes de clocher à clocher » (2004) et
« Le Marathon des mots » en duo avec Robin Renucci (2005)
- Traversée de la Somme (France) sur un fil et du stade ULLEVI (Suède) en
2004
- Marche de 200 mètres à 30 mètres de hauteur dans le cadre du festival
international de Théâtre à Coppehague (Danemark)
- Spectacle création de « Nosferatu » en 2001 en Suède, en
Espagne et dans de nombreuses villes françaises.
- Spectacle « LES VIREVOLTES » à Vire en 2000 et « Passage
à l'an 2000 : marche sur le méridien de Greenwich », spectacle
pyrotechnique dans le Calvados.
- Spectacle Capodanno in Piazza à Bary (Italie) en 1999
- Traversée de la Tamise à 2 funambules se croisant au milieu du fleuve
(avec Jade Kindar Martin) sur 430 mètres à 45 mètres de haut.
- Great European Circus à Taiwan en 1996- 1er prix et attraction
de l"année au festival des étoiles sur l'eau, Italie en 1995
- Tournage du film « L'ami d"un été » de C.Bould en 1995
- Lauréat du XIIIe Festival Mondial du cirque de demain à Paris
(prix spécial jury, médaille de bronze de l'ANDAC) en 1990
- Lauréat des Bourses Louis Merlin en 1990
- Traversée entre les 2 tours de la Basilique de l"Epine
(champagne-Ardenne) en 1989…
Il enseigne régulièrement le fil à l'ERAC de Cannes et au centre National
des Arts du Cirque.
Voir aussi : Site
officiel / Compagnie
Altitude / KD
Production / Vodéo.tv /
Lesite.tv
/ Wikipedia
(anglais) / Tête
en l'air et pied sur terre
(CCI Troyes et Aube) 
Didier
Pasquette (Charleville-Mézières) : "L'homme
aux semelles de nuit..."
Didier Pasquette
(Charleville-Mézières) : "Je
suis sûr que Rimbaud aurait adoré"
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Nos photos
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Nos liens
Site de
la Ville de Charleville-Mézières / Dépliant
culturel sept-oct-nov 2004 
Les 150 ans d'Arthur
Rimbaud / L'année
Rimbaud à Charleville-Mézières 
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Texte
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Le Bureau de l’heure (éditions Actes
Sud)
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Auteur(s) |
Jean-Luc Outers
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Acteur(s) |
Mireille Perrier
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Date |
Le 14 juin 2004
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Lieu |
Reid
Hall (Columbia University Paris)
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Le texte
« Dans les sous-sols de l’Observatoire royal d’Uccle, à labri de
la lumière du jour, des horloges affichent l’heure légale. Des horloges à
quartz y côtoient de vieilles horloges à balancier dont le tic-tac signale la
présence à qui s’aventure dans ces labyrinthes souterrains. C’est muni
d’une torche électrique que Célestin s’y rend deux fois par jour à heure
fixe, neuf heures trente et quinze heures trente. Nul besoin de montre pour
savoir que c’est le moment de descendre dans les caves et de promener son
regard avisé sur ces pendules qu’il appris à aimer comme des animaux empaillés. »
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L'auteur
Jean-Luc
Outers est né le 5
mars 1949.
Son père,
Lucien Outers est surtout connu pour sa brillante carrière politique : il
fut député européen, bourgmestre et plusieurs fois ministre. Mais il fut
aussi écrivain, à la fois pamphlétaire, historien et romancier. Père très
présent aussi dans l’œuvre du romancier, et particulièrement dans le
dernier roman publié, La place du mort, tout entier centré précisément sur
la figure du père.
De 1974
à 1990, il est responsable du Service éducation permanente et audiovisuel de
la Commission française de la culture et membre de la Commission de sélection
des films. Fondateur d’ateliers de production de films documentaires et
organisateur de manifestations cinématographiques.
En 1987,
les éditions Gallimard publient son premier roman, L’ordre du jour. Il a écrit dans de très nombreux quotidiens
belges (Le Soir, La Libre Belgique) et français (Libération)
ainsi que dans des revues cinématographiques et littéraires.
Romans
-
L’ordre du jour,
Paris, Gallimard, 1987 ; réédition Labor-Actes-Sud, Babel, 1996
-
Corps de métier,
Paris, La Différence, 1992, prix Rossel, 1992
-
La place du mort,
Paris, La Différence, 1995
-
La compagnie des eaux,
Actes-Sud, 2001
-
Le bureau de l'heure, roman, Actes Sud, 2004
Essais
Voir
aussi : Service
du Livre / Bon
à tirer / Accross
Stickos / La
différence / Wikipedia
/ Critiques
libres
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L'acteur
Née en 1959 à Blois, l'actrice Mireille
Perrier a toujours partagé son temps entre le cinéma et le
théâtre.
Elle a suivi les cours d’Antoine Vitez, Daniel Mesguich, Aurélien Recoing.
Elle a tourné avec Leos Carax, Philippe Garrel, Alain Bergala, Aline Issermann,
Claire Denis, Jaco Van Dormael, Amos Gitaï, Jean-Philippe Toussaint, Éric
Rochant, Claude Lelouch, Laetitia Masson... Elle a également tourné de
nombreux films pour la télévision. Au théâtre, elle a joué sous la
direction de Claude Stratz, Lluís Pasqual, Laurent Pelly, Joël Jouanneau,
Gabriel Garran, et tout dernièrement Régine Chopinot (spectacle de danse avec
récitante).
Au cinéma, elle a tourné entre autres avec
- Léos Carax (Boy meets girl et Mauvais
sang)
- Philippe Garrel (Elle a passé tant d’heures...
et J’entends plus la guitare)
- Aline Issermann (Rupture et L’ombre du
doute)
- Eric Rochant (Un monde sans pitié)
- Jacques Deray, Amos Gitaï, Claire Denis, Alain Bergala…
Ses derniers films :
- Le comptoir de Sophie Tatischeff
- A vendre de Laetita Masson
- La Patinoire de Jean-Philippe
Toussaint
- Fin de siècle de Claude Champion
- Un dérangement considérable de
Bernard Stora
- Les diseurs de vérité de Karim
Traïda.
Elle a aussi participé à plusieurs courts-métrages et téléfilms.
Au théâtre, elle a joué dans :
- La Princesse Blanche de Rilke
(mise en scène Y. Kokkos)
- Les Parisiens de Rambert (mise en
scène de P. Rambert)
- L’otage de Claudel (mise en scène
C. Stratz)
- Les Estivants de Gorki (mise en scène
L. Pasqual)
- Peines d’amour perdues de
Shakespeare (m. en sc. L. Pelly)
- L’heureux stratagème (mise en
scène L. Pelly)
- Flip (mise en scène R. Mirmont)
- Diotime et les lions de H. Bauchau
(m. en scène V. Cordy).
- Les Burgraves (mise en scène M.
Perrier)
Avec TEXTES & VOIX, elle a lu des oeuvres de Henry Bauchau,
Michèle Lesbre, Jean-Luc Outers, Jean Genet...
Voir aussi : Théâtre
Online / Allociné
/ Actrices
de France / Unifrance
/ Humanité
Presse / Wikipedia
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Nos documents
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Texte
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Ulysse, de James Joyce, nouvelle traduction
(éditions Gallimard)
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Auteur(s) |
James Joyce
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Acteur(s) |
André Marcon, François Marthouret et Hélène Vincent
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Date |
Le 15 juin 2004
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Lieu |
Maison des Cultures du Monde
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Le texte et l'auteur
Trois quarts de siècle après sa publication à Paris, Ulysse,
ce chef-d'œuvre de James Joyce reçoit un traitement particulier: une
traduction nouvelle par une équipe composée d'écrivains, d'universitaires et
d'un traducteur littéraire.
Elitiste ou illisible, révolutionnaire ou surfait? Alors que l'Irlande
s'apprête à fêter ce fils longtemps maudit, une seconde traduction française
d'Ulysse, son texte culte, renouvelle notre regard sur le père du roman
moderne.
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L'acteur
André
Marcon est un élève de Jean Dasté.
A
la demande d'Alain Françon, il participe à la création du Théâtre Eclaté
d'Annecy.
Au théâtre, il travaille avec les plus grands, notamment avec
Alain Françon, Bernard Sobel, Roger Planchon, Jacques Lassalle, Bruno
Bayen, Valère Novarina, Jean-Pierre Vincent, Georges Lavaudant, Klaus Michaël
Grüber, Peter Zadek, Jean-Louis Benoît, Didier Bezace, Michelle Marquais…
Au
cinéma, il a tourné sous la direction de Edwin Baily, Marion Vernoux, Bernard
Stora, Michel Deville, Alain Tanner, Jean-Luc Godard, Christine Pascal, Jacques
Rivette, Yves Angelo, Olivier Assayas, Bianca Conti Rossini, Vincent Pérez,
Olivier Dahan…
Avec Textes & Voix, il a réalisé des lectures de Pierre Michon,
Jean Genet, James Joyce...
Voir aussi : Allociné
/ Théâtre
de la Commune / Théâtre
contemporain / Cinefil
/ Wikipedia
Après avoir accompagné pendant une dizaine d’années
l’aventure de Peter Brook, le comédien François Marthouret
a travaillé au théâtre avec, notamment, André Engel, Georges Lavaudant,
Peter Zadek, Lluis Pasqual, Jean-Louis Martinelli, Robert Hossein…
Il a également conçu et interprété un spectacle adapté
de Le Livre des fuites, de JMG Le Clézio, et joué l’adaptation
d’Alain Rais du Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa.
Au cinéma, il a tourné sous la direction de nombreux réalisateurs
dont Michel Deville et Eric Rohmer, et a réalisé Mémoires en fuite en
2000. Il a également joué dans plusieurs films pour la télévision.
En 2002, il a signé la mise en scène de Père, de
Strindberg, dans laquelle il assumait le rôle titre. Il travaille actuellement
à la préparation d’un autre film, une adaptation pour le cinéma de Trois
chevaux, d'Erri de Luca.
Il était dernièrement à l'affiche de la Maison de la
Poésie à Paris, dans La Mort d'Empédocle, de Hölderlin, dans un
spectacle de Philippe Lanton avec des danseurs et musiciens japonais.
Il est très engagé dans l'aventure de Textes &
Voix, où il a lu les textes de nombreux auteurs, de Jean Baudrillard à
Claudio Magris, de Georges Simenon à Erri de Luca, de Jean-Philippe Toussaint
à Jean Rouaud.
Voir aussi : L'Humanité
/ IMDb / Théatre
Online / Artmedia
/ Wikipedia
/ Allociné
/ Fluctuat.net
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Texte
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Fragments de poésie
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Auteur(s) |
Poésie de Albane Gellé et Dominique Grandmont
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Acteur(s) |
Sylvie Debrun et Gilles David
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Date |
Le 22 juin 2004
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Lieu |
Cycle « En compagnie du CNL : de l’écriture à la lecture »
Centre
national du livre
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Les auteurs et leurs ouvrages
Dans sa première publication en 1993, Albane Gellé écrivait
qu’un homme lui avait « arraché la langue ». Depuis, elle
cherche, poète, à se donner une langue neuve, sa langue. Si nous nous
permettons de nous laisser aller à cette écriture, à son cours, et de
retrouver avec elle l’(enfant que nous étouffons en nous, nous serons alors,
nous aussi, la première, le premier, qui voit la lune.
Albane Gellé est née à Guérande en 1971. Elle vit
toujours en Loire Atlantique.
Dominique Grandmont donne avec Histoires impossibles
les fragments sans rupture d’une sorte d’encyclopédie intérieure ne
traitant que de l’incréé, car il s’agit là de poésie – d’une métaphysique
en quête du poème.
Dominique Grandmont, poète, traducteur et critique, est né
en 1941 à Montauban. Etudes de violon. Humanités classiques au Lycée
Louis-le-Grand, puis chez les Jésuites à Versailles. Saint-Cyrien. Premiers poèmes
publiés par Aragon en 1964. Son œuvre lui vaut les Prix Max-Jacob en 1983, et
Tristan-Tzara en 1994. Traducteur du tchèque (Vladimir Holan, Jaroslav Seifert)
et du grec (Yannis Ritsos, Constantin Cavafis). Prix Nelly-Sachs de traduction
en poésie.
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L'acteur
Formé à l'ENSATT puis au
Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, Gilles
David a joué
au théâtre sous la direction de René Jauneau, Jean-Christian Grinevald,
Christian Colin, Antoine Vitez (Lucrèce Borgia, Le Soulier de satin, Un
Transport amoureux), de Jean Mercure, de Jean-Pierre Miquel, de Pierre Vial,
de Maurice Bénichou (Les Trois sœurs), de Jeanne Champagne…
Avec Alain Françon, dont
il est l'un des fidèles interprètes, il joue La Dame de chez Maxim's, La
Vie parisienne, Saute Marquis, La Remise, Pièces de guerre, Edouard II, Dans la
compagnie des hommes, Les Huissiers, Café. Avec Stéphane Braunschweig : Dans
la jungle des villes. Dernièrement il a joué avec Christophe Perton dans Lear
; dans Homme pour homme, mis en scène par Jean-Pierre Vincent et Terre
promise, dans une mise en scène de Philippe Lanton.
À la télévision, il a tourné sous la direction de Pierre Goutas, François
Chatel, Michel Wyn et Nina Companez.
Au cinéma, il a joué dans L'Echappée belle de Eric Dhaene et Ouvrez
le chien de Maurice Dugowson.
Voir aussi : Théâtre
Online / Théâtre
de la Commune
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