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Texte
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Dans ces bras-là
(éditions P.O.L.)
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Auteur(s) |
Camille Laurens, Prix Femina 2000
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Acteur(s) |
Marie-Christine Barrault
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Date |
Le jeudi 14 juin 2001 à 20h30
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Lieu |
Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon - Château de Castries
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L'événement
Organisation en collaboration avec le Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon.
Cycle de lectures dans le cadre de "Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
"Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
Claudel avait inventé l'expression d'"écouter voir" pour désigner
les textes écrits à propos de l'art. Le parodiant avec déférence, on
pourrait attribuer à notre initiative le titre d'"écouter lire",
manifestant ainsi sa vocation, qui est de faire entendre des écritures...
La lecture à haute voix est récemment redevenue cette voie de communication
des textes dont nous avait privés la fin de l'oralité publique.
Ainsi, redonnant timbre et inflexion à des oeuvres de la littérature
contemporaine, avons-nous eu pour projet de restituer sa convivialité à la
lecture - sans nier par là les vertus de sa pratique solitaire, éminemment
individuelle.
Chacun des cycles de cette discoverta aura comme
protagonistes de grands auteurs et de grands comédiens, et pour cadre ce Château
de Castries qui, propriété de l' Académie française, est désormais
voué aux activités et à la vie du Centre régional des Lettres du
Languedoc-Roussillon, et à la politique du livre d'une région qui a fait
de l'écrit un de ses emblèmes culturels majeurs - ce qui est tout naturel au
pays de Paulhan, de Ponge, de Reverdy, de Valéry, de beaucoup d'autres, mais
aussi... de Jean Vilar, militant pour une politique culturelle exigeante.
Les trois premières soirées de ce cycle suffiront, dès leur intitulé, à
désigner l'ambition du projet...
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Le texte
Voir aussi : extrait
P.O.L Éditeurs 
C'était lui. Aux battements de mon cœur je ne pouvais pas me tromper. Je
sais que c'est difficile à croire, cette soudaine certitude, mais voilà.
Je me levai, laissant le verre plein sur la table, je payai et je le suivis. Il
marchait vite, aussi vite que moi, j'aimais la façon dont il était vêtu, ses
hanches étroites, ses belles épaules, je ne voulais pas le perdre. À deux ou
trois rues de là, il entra sous un porche, il disparut. Le temps que j'arrive
et pousse à mon tour la lourde porte, il avait déjà pénétré dans l'un des
appartements, mais lequel? On n'entendait rien dans la cage d'escalier,
l'ascenseur était resté au rez-de-chaussée. Comment savoir?
Je montai sans faire de bruit, un tapis couvrait les marches. C'était un
immeuble bourgeois de trois étages, avec deux portes à chaque palier. La
plupart s'ornaient d'une plaque en cuivre, certaines étaient silencieuses,
d'autres laissaient passer le bruit d'une voix, la sonnerie d'un téléphone.
Craignant d'être surprise immobile sur le paillasson, à regarder, à écouter,
je redescendis.
Les boîtes à lettres fournissaient peu d'informations : des noms,
parfois même pas. C'était des boîtes anciennes, avec une fente par laquelle
on peut glisser la main. Dehors, les plaques brillantes où je voyais le reflet
déformé de mon visage donnaient plus de détails, mais sans faciliter vraiment
les recherches : tous les occupants exerçaient une profession médicale, un
seul était avocat à la Cour.
Comment savoir qui il était, qui était cet homme? Certes il pouvait être
avocat, il en avait bien l'allure, encore que je n'eusse pour ma part rencontré
qu'un seul avocat dans ma vie, quelques semaines plus tôt, qui ressemblait à
un trafiquant d'armes - disons plutôt qu'il en était l'image idéale, celle
que dessineraient spontanément la veuve et l'orphelin.
Mais il pouvait tout aussi bien être médecin. Il y en avait là plusieurs, je
les passai en revue. Les noms soudain n'étaient plus arbitraires, prenaient
valeur de signe, et je tentais d'y lire un sens comme en un visage inconnu.
(...)
Extrait de " Dans ces bras-là"
de Camille Laurens
© Editions P.O.L, 2000
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
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L'auteur
Camille
Laurens est née le 6
novembre 1957 à Dijon.
Agrégée de lettres, elle a enseigné en Normandie puis
au Maroc, où elle a passé douze ans.
Elle vit maintenant dans le sud de la
France.
Oeuvres chez
P.O.L.
:
Voir
aussi : P.O.L.
Editeurs / Bibliobs
/ Wikipedia
/ Evène
/ Auteurs
TV
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L'acteur
Comédienne,
Marie-Christine Barrault a débuté sa carrière au cinéma, avec le
réalisateur Eric Rohmer. Elle a ensuite tourné sous la direction de
Jean-Charles Tacchella, Francis Girod, André Delvaux, Woody Allen, Volker
Schloendorf, Andrzej Wajda.
Au théâtre, elle s'est mise au
service d'auteurs tels que Flaubert, Sarraute, Duras.
Elle continue, depuis, à alterner des rôles pour le cinéma, pour le
théâtre - avec notamment les metteurs en scène Roger Planchon, Jacques
Rosner, Gabriel Garran -, et pour la télévision, où elle sera
l'interprète favorite de Claude Santelli et de Roger Vadim.
Elle a créé au Théâtre des Bouffes du Nord L’Homme rêvé, spectacle musical sur des textes de Roger Vadim et des musiques de Jean-Marie Sénia. Elle a participé au spectacle
Liturgie pour un monde de paix, avec la chanteuse Hélène Delavault, et joue actuellement une adaptation de
L’allée du Roi de Françoise Chandernagor.
Elle s’adonne volontiers à la lecture publique et participe activement au projet TEXTES & VOIX, pour lequel elle a lu de nombreux auteurs : Dominique Rolin, Michel Scheider, Andrée Chedid, Assia Djebar, Chadortt Djavann, Annie Ernaux, Régine Detambel...
En 1999, elle a publié Le cheval dans la pierre aux Editions Robert
Laffont.
Voir aussi : Allociné
/ Cité
des Artistes / Filmographie
/ Wikipedia
/ Evène
/ Alice
Cinéma
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Nos documents


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Nos liens
Sur le texte : P.O.L
Editeurs / Lycée
Bossuet / Livresse
/ Lire
/
Zazieweb
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Texte
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Lettres
(éditions Christian
Bourgeois)
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Auteur(s) |
Gertrud Kolmar
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Acteur(s) |
Anne Alvaro
Présentation par Jean-Christophe
Bailly
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Date |
Le vendredi 15 juin 2001 à 20h30
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Lieu |
Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon - Château de Castries
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L'événement
Organisation en collaboration avec le Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon.
Cycle de lectures dans le cadre de "Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
"Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
Claudel avait inventé l'expression d'"écouter voir" pour désigner
les textes écrits à propos de l'art. Le parodiant avec déférence, on
pourrait attribuer à notre initiative le titre d'"écouter lire",
manifestant ainsi sa vocation, qui est de faire entendre des écritures...
La lecture à haute voix est récemment redevenue cette voie de communication
des textes dont nous avait privés la fin de l'oralité publique.
Ainsi, redonnant timbre et inflexion à des oeuvres de la littérature
contemporaine, avons-nous eu pour projet de restituer sa convivialité à la
lecture - sans nier par là les vertus de sa pratique solitaire, éminemment
individuelle.
Chacun des cycles de cette discoverta aura comme
protagonistes de grands auteurs et de grands comédiens, et pour cadre ce Château
de Castries qui, propriété de l' Académie française, est désormais
voué aux activités et à la vie du Centre régional des Lettres du
Languedoc-Roussillon, et à la politique du livre d'une région qui a fait
de l'écrit un de ses emblèmes culturels majeurs - ce qui est tout naturel au
pays de Paulhan, de Ponge, de Reverdy, de Valéry, de beaucoup d'autres, mais
aussi... de Jean Vilar, militant pour une politique culturelle exigeante.
Les trois premières soirées de ce cycle suffiront, dès leur intitulé, à
désigner l'ambition du projet...
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Le texte
« Une
femme de longtemps assombrie » : c’est sans doute d’elle-même
dont parle Gertrud Kolmar dans l’un de ses poèmes. Mais voilà, c’est un
constat et il n’y aura pas d’autre plainte. A l’intérieur de
l’assombrissement, recueillir une luminosité et vivre en elle en
l’irradiant : tel est le tour de force que réussira Gertrud Kolmar. Les
lettres, qu’elle écrit à sa sœur, réfugiée en Suisse, depuis le Berlin
nazi où, juive, elle vivra jusqu’à l’envoi en camp en février 1943, sont
le témoignage bouleversant de cette extraordinaire endurance. A travers ces
lettres, sa
résistance passive et solitaire se mue en une sorte de sainteté laïque
et sans pathos, qui transfigure tout ce qu’elle touche.
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L'auteur
Gertrud Chodziesner naît en 1894.
Elle publie son premier recueil de poèmes
en 1917, sous le pseudonyme de Gertrud Kolmar. Après la
mort de sa mère, elle écrit un roman, Une mère
juive, qui paraîtra en 1965. Émigrés à l'étranger, ses
frères et sœurs entreprennent des démarches pour la faire quitter à son tour
l'Allemagne. Elle refuse de laisser, seul aux prises avec le régime nazi, son
père, qui est déporté en 1942. Elle sera déportée à son tour, quelques
mois plus tard en février 1943, à Auschwitz où elle mourra.
La vaste correspondance que Gertrud Kolmar a entretenue avec sa sœur Hilde,
réfugiée en Suisse, représente un témoignage exceptionnel. C'est également
à Hilde et à son mari, le libraire Peter Wenzel, qui fut l'un des premiers à
reconnaître le caractère unique de l'œuvre poétique de Gertrud Kolmar
qu'elle adressera tous ses textes, les sauvegardant de la destruction nazie.
Les éditions Seghers viennent de publier Mondes,
traduit de l'allemand par Jacques Lajarrige. Lettres,
traduit de l'allemand par Jean Torrent, est publié aux éditions Christian
Bourgeois.
Voir aussi : Éditions
Christian Bourgeois / Esprits
nomades / Wikipedia
/ Evène
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L'acteur
Anne Alvaro a commencé à travailler pour la scène,
avec Denis Llorca, sur des textes de Shakespeare, Corneille, Scott Fitzgerald, puis avec
André Engel sur des textes de Kleist, Molière ou Hofmannsthal.
Par la suite, elle a été dirigée par Alain Françon, Gabriel
Garran, Georges Lavaudant, Anne Torrès, Jean-Pierre
Vincent ou encore Andrezj Wajda. Au sein de la troupe de l'Odéon
- Théâtre de l'Europe, elle a travaillé sur des textes de Jean-Christophe
Bailly, Michel Deutsch ou Bertolt Brecht. Elle s'est
également intéressée à la mise en scène en montant, pour le CDN de Savoie, L'Île
des esclaves de Marivaux.
Au cinéma, elle a tourné avec Paul Ruiz, Romain Goupil et Agnès
Jaoui. Elle a obtenu, en 1998, le Prix de la Critique Théâtrale pour son
interprétation, dans la mise en scène de Bernard Sobel, de La
Tragédie Optimiste de Vichnievski et le César 2001 du
"Meilleur second rôle féminin" pour Le
Goût des autres d'Agnès Jaoui.
Voir aussi : Allociné
/ Wikipedia
/ Evène
/ Unifrance
/ Ecran
noir / Théâtre
online

Écrivain, poète, philosophe, Jean-Christophe
Bailly enseigne à l'École Nationale Supérieure de la Nature et du
Paysage, à Blois. Il a écrit pour le théâtre à la demande du metteur en
scène Georges Lavaudant.
Il est, notamment, l'auteur de Le Régent
(1987), Le Paradis du sens (1988), La
fin de l'hymne (1991), Description d'Olonne
(1992), Panoramiques (2000), La
Légende dispersée : anthologie du romantisme allemand, parus
aux éditions Christian Bourgeois, de Le propre du
langage : voyage au pays des noms communs (1997), Basse
continue (2000), aux éditions du Seuil, Théâtre
et histoire contemporains, écrit avec Georges Lavaudant
et publié aux éditions Actes Sud.
Voir aussi : Remue.net
/ Christian
Bourgois / Matricule
des Anges / Théâtre
contemporain / Evène
/ Wikipedia
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Nos documents

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Texte
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Utopie
et désenchantement (éditions
Gallimard)
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Auteur(s) |
Claudio Magris
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Acteur(s) |
François Marthouret et avec la participation d'Anne
Alvaro
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Date |
Le samedi 16 juin 2001 à 20h30
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Lieu |
Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon - Château de Castries
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L'événement
Organisation en collaboration avec le Centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon.
Cycle de lectures dans le cadre de "Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
"Écouter lire - Quelques
voix à travers la littérature contemporaine...".
Claudel avait inventé l'expression d'"écouter voir" pour désigner
les textes écrits à propos de l'art. Le parodiant avec déférence, on
pourrait attribuer à notre initiative le titre d'"écouter lire",
manifestant ainsi sa vocation, qui est de faire entendre des écritures...
La lecture à haute voix est récemment redevenue cette voie de communication
des textes dont nous avait privés la fin de l'oralité publique.
Ainsi, redonnant timbre et inflexion à des oeuvres de la littérature
contemporaine, avons-nous eu pour projet de restituer sa convivialité à la
lecture - sans nier par là les vertus de sa pratique solitaire, éminemment
individuelle.
Chacun des cycles de cette discoverta aura comme
protagonistes de grands auteurs et de grands comédiens, et pour cadre ce Château
de Castries qui, propriété de l' Académie française, est désormais
voué aux activités et à la vie du Centre régional des Lettres du
Languedoc-Roussillon, et à la politique du livre d'une région qui a fait
de l'écrit un de ses emblèmes culturels majeurs - ce qui est tout naturel au
pays de Paulhan, de Ponge, de Reverdy, de Valéry, de beaucoup d'autres, mais
aussi... de Jean Vilar, militant pour une politique culturelle exigeante.
Les trois premières soirées de ce cycle suffiront, dès leur intitulé, à
désigner l'ambition du projet...
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Le texte
Une
brassée d’essais écrits tout au long de ce dernier quart de siècle…Avec
une grande diversité dans l’approche, Claudio Magris revisite ici tout un pan
de la littérature universelle. En bon voyageur, il aime s’écarter des
sentiers battus, et sort du domaine littéraire pour s’interroger sur notre époque,
ses dilemmes et ses vertiges. La réflexion de Claudio Magris prend son essor
aux confins où se croisent et s’entrelacent la littérature, l’Histoire et
l’éthique. Il apparaît alors que le fil rouge reliant ces divers essais est
le conflit dynamique entre utopie et désenchantement. Il se pourrait que ce
livre soit aussi un livre de sagesse, nous invitant à l’apprentissage d’une
« forme ironique, mélancolique et aguerrie de l’espérance ».
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L'auteur
Né en 1939 à Trieste, Claudio
Magris appartient à cette culture adriatique, située
aux confins des univers italien, slave et germanique. écrivain et essayiste, il
est le plus grand célébrateur de l'Europe centrale danubienne dont on sait
quelle influence elle exerça sur la civilisation européenne contemporaine.
Diplômé de l’université de
Turin, il est professeur de Littérature allemande à l’université de
Trieste. Essayiste il écrit régulièrement comme critique pour le journal
italien le Corriere della Sera et
d’autres journaux et revues européens. Membre de plusieurs académies européennes,
il fut sénateur au parlement italien de 1994 à 1996 sans avoir mené de
campagne électorale !
Hanté par les notions d’identité
et d’espace, l’écrivain des frontières, spécialiste de la Mitteleuropa
est d’abord inspiré par sa ville, Trieste.
Depuis sa déjà très classique thèse
de doctorat (Le Mythe et l’Empire dans la littérature autrichienne moderne,
L’Arpenteur, 1991), jusqu’à Utopie et
désenchantement, en passant par le remarquable Danube (L’Arpenteur, Prix du meilleur livre étranger 1988) ou Microcosmes
qui a reçu en 1997 le prix Strega, l’une des plus grandes récompenses
italiennes, par l’étude intitulée Trieste,
une identité de frontière (Le Seuil, 1991) ou par ses beaux romans (Enquête
sur un sabre, Desjonquères, 1987 et Une
autre mer, L’Arpenteur/Gallimard, 1993) ce sont toujours les soubresauts
de cette conscience déchirée entre Orient et Occident qui l’ont intéressé.
Chaque fois, il nous entraîne dans
un voyage intime et érudit où chaque lieu dessine la carte d’identité de
l’auteur. En exergue à Microcosmes, comme un manifeste, il cite ces lignes de
Borgès : « Un homme fait le projet de dessiner le Monde. Les années
passent : il peuple une surface d’images de provinces, de royaumes, de
montagnes, de golfes, de navires, d’îles, de poissons, de maisons,
d’instruments, d’astres, de chevaux, de gens. Peu avant sa mort, il s’aperçoit
que ce patient labyrinthe de formes n’est rien d’autre que son portrait. »
Voir aussi : Lire.fr
/ Le
temps des Livres / Photographies
/ Wikipedia
/ Rats
de Biblio / Evène
/ L'Express
Livres
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L'acteur
Après avoir accompagné pendant une dizaine d’années
l’aventure de Peter Brook, le comédien François Marthouret
a travaillé au théâtre avec, notamment, André Engel, Georges Lavaudant,
Peter Zadek, Lluis Pasqual, Jean-Louis Martinelli, Robert Hossein…
Il a également conçu et interprété un spectacle adapté
de Le Livre des fuites, de JMG Le Clézio, et joué l’adaptation
d’Alain Rais du Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa.
Au cinéma, il a tourné sous la direction de nombreux réalisateurs
dont Michel Deville et Eric Rohmer, et a réalisé Mémoires en fuite en
2000. Il a également joué dans plusieurs films pour la télévision.
En 2002, il a signé la mise en scène de Père, de
Strindberg, dans laquelle il assumait le rôle titre. Il travaille actuellement
à la préparation d’un autre film, une adaptation pour le cinéma de Trois
chevaux, d'Erri de Luca.
Il était dernièrement à l'affiche de la Maison de la
Poésie à Paris, dans La Mort d'Empédocle, de Hölderlin, dans un
spectacle de Philippe Lanton avec des danseurs et musiciens japonais.
Il est très engagé dans l'aventure de Textes &
Voix, où il a lu les textes de nombreux auteurs, de Jean Baudrillard à
Claudio Magris, de Georges Simenon à Erri de Luca, de Jean-Philippe Toussaint
à Jean Rouaud.
Voir aussi : L'Humanité
/ IMDb / Théatre
Online / Artmedia
/ Wikipedia
/ Allociné
/ Fluctuat.net

Anne Alvaro a commencé à travailler pour la scène,
avec Denis Llorca, sur des textes de Shakespeare, Corneille, Scott Fitzgerald, puis avec
André Engel sur des textes de Kleist, Molière ou Hofmannsthal.
Par la suite, elle a été dirigée par Alain Françon, Gabriel
Garran, Georges Lavaudant, Anne Torrès, Jean-Pierre
Vincent ou encore Andrezj Wajda. Au sein de la troupe de l'Odéon
- Théâtre de l'Europe, elle a travaillé sur des textes de Jean-Christophe
Bailly, Michel Deutsch ou Bertolt Brecht. Elle s'est
également intéressée à la mise en scène en montant, pour le CDN de Savoie, L'Île
des esclaves de Marivaux.
Au cinéma, elle a tourné avec Paul Ruiz, Romain Goupil et Agnès
Jaoui. Elle a obtenu, en 1998, le Prix de la Critique Théâtrale pour son
interprétation, dans la mise en scène de Bernard Sobel, de La
Tragédie Optimiste de Vichnievski et le César 2001 du
"Meilleur second rôle féminin" pour Le
Goût des autres d'Agnès Jaoui.
Voir aussi : Allociné
/ Wikipedia
/ Evène
/ Unifrance
/ Ecran
noir / Théâtre
online
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Nos documents

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Nos liens
Sur le texte : Jésuites
/
Le
Temps des livres / Fabula / Le
Monde Diplomatique
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